De tous les «mousquetaires» dont Copé attendait le soutien, elle avait été la première à rejoindre Fillon. Pour la présidentielle de 2017, elle estime ne pas avoir d’ambition personnelle à exprimer… si l’ex-Premier ministre est candidat. En attendant qu’il précise ses intentions, le 26 février, elle n’est candidate à rien d’autre qu’à la présidence de l’Ile-de-France. A mi-chemin du quinquennat de Hollande, la reconquête d’un territoire de plus de 11 millions d’habitants serait, assure-t-elle, «un événement majeur». Qui ferait d’elle, sans doute, la femme forte de la droite. C’est donc en Ile-de-France qu’elle creuse son sillon : département par département, elle réunit régulièrement, en tant que chef de l’opposition régionale, les parlementaires et les maires UMP. L’ex-ministre de l’Enseignement supérieur et du Budget réactive surtout son Labo des idées, «club de réflexion républicain et social» qui planchera, le 20 février, sur la baisse des dépenses publiques. Plus encore que beaucoup de ses jeunes concurrents, Pécresse estime que son bilan ministériel lui donne la crédibilité d’incarner «la droite réformatrice».

Article d'Alin Auffray pour Libération publié le 12 février 2013

 

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