Ambiance décontractée à la Chope des puces, au beau milieu… des puces de Saint-Ouen. Guitares et portraits de Django Reinhardt aux murs, on est ici dans le temple du jazz manouche (pour la petite histoire, c'est au coin de la rue jouxtant le restaurant que la roulotte de Django Reinhardt a pris feu lui faisant perdre l'usage de deux doigts à sa main gauche). Mais ce soir, il est moins question de musique que de Grand Paris. Valérie Blanquefort a bien fait les choses. Elle a réuni autour d'elle ses Nouvelles Parisiennes. En fait presque autant d'hommes que de femmes, des Parisiens mais surtout des Franciliens, de tous âges et de tous horizons, animés d'une passion commune : l'avenir de leur région. Ca tombe bien, c'est aussi ma passion et mon combat quotidien. Après une petite intervention liminaire pour dire à tous combien, depuis le début, ce projet de Grand Paris me tient à coeur mais que, malgré les annonces du Premier ministre, je crains pour son avenir (j'ai refait les calculs : il manque 5 milliards d'euros pour financer le projet !), la discussion s'engage. Qui aurait pu croire, en 2007, quand Nicolas Sarkozy lance l'idée du Grand Paris, en 2010, quand avec les élus de la liste que je conduis aux régionales, nous sommes les seuls à soutenir ce projet face à une gauche unie qui fait bloc pour le dénoncer, qu'en si peu de temps les Franciliens s'approprieraient ce projet. Il faut bien l'avouer, je suis subjuguée par le niveau de connaissance de mes interlocuteurs. Rien de ce qui concerne le Grand Paris ne leur est étranger : son tracé, ses problèmes de financement, ce qu'il va apporter au dynamisme économique de notre région, les opportunités qu'il offre pour construire de nouveaux logements autour des gares… Je ressors de cette soirée regonflée à bloc et pleine d'espoir. Si le conseil régional avait autant d'ambition et des idées pour la région que les Franciliens eux-mêmes, nous pourrions accomplir de grandes choses !

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