La chef de file de l'opposition UMP au conseil régional avait convié samedi les militants à un «pique-nique Francilien» auquel ont participé de nombreux élus, dont Roger Karoutchi, qui a annoncé dans Le Figaro son ralliement à sa collègue.

«J'espère que c'est un soleil qui présage de nombreuses victoires». Valérie Pécresse affichait le sourire des beaux jours lors de son «pique-nique Francilien» organisé samedi à Issy-les-Moulineaux, près de Paris. L'ancien rival de la chef de file de l'opposition UMP au conseil régional d'Ile-de-France, Roger Karoutchi, a annoncé samedi dans les colonnes duFigaro qu'il ne sera pas candidat aux régionales de 2015, estimant Valérie Pécresse «mieux placée» que lui.

«Je sais que ça n'a pas été facile pour toi. Tu as pris cette décision au nom de toutes les valeurs que nous allons porter», a déclaré la députée des Yvelines devant Roger Karoutchi, insistant sur «le rassemblement» et «l'unité» de l'UMP à la veille des prochaines élections. Si les fillonistes ont fait le déplacement, notamment Patrick Devedjian, Pierre Lellouche, Philippe Goujon et Jérôme Chartier, plusieurs copéistes sont eux aussi venus, dont Henri Guaino, Geoffroy Didier, Pierre Charon et Claude Goasguen. «On n'a pas toujours été d'accord mais on partage l'analyse», avait expliqué Roger Karoutchi quelques minutes auparavant. «J'ai estimé que nos différences ne valaient pas combat», a poursuivi le sénateur des Hauts-de-Seine sous les applaudissements des militants. «L'unité et l'union font la victoire. Chaque fois que nous sommes divisés, nous sommes battus».

Avec le ralliement de Roger Karoutchi, qui l'avait affrontée lors d'une primaire interne pour désigner le candidat UMP aux régionales de 2010, Valérie Pécresse a désormais le champ libre pour tenter de reprendre la région à la gauche. «Nous allons lancer la longue marche vers l'alternance», a affirmé l'ex-ministre de l'Enseignement supérieur, évoquant trois étapes: les municipales, les départementales et les régionales et enfin la présidentielle. Si le pique-nique a été l'occasion de présenter plusieurs jeunes candidats UMP «de la reconquête» aux municipales, c'est bien vers les régionales que Valérie Pécresse est tournée. «Je sonne déjà la mobilisation en Ile-de-France. Les régionales se préparent dès aujourd'hui», a-t-elle déclaré, demandant aux militants de s'inscrire dans son association et dans son club politique, le Labo des Idées. «J'ai besoin de chacun et de chacune d'entre vous. Venez, participez!» a-t-elle répété à plusieurs reprises.

Si l'UMP pense aux prochaines élections, elle n'a pas oublié d'évoquer un sujet de mécontentement chez les élus Franciliens: le projet de Métropole de Paris voulu par le PS. «Même si nous gagnons Paris, le système permettra à la gauche de conserver le pouvoir», a déclaré le président du conseil général des Hauts-de-Seine Patrick Devedjian, critiquant un acte de «recentralisation». «Les collectivités vont être dépossédées de leurs pouvoirs et être absorbées», a mis en garde le député UMP, évoquant «une nouvelle usine à gaz». Arrivée après les discours, Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas pu entendre ses collègues. Mais la candidate UMP à la mairie de Paris a pu constater la présence de nombreux élus parisiens dans le parc du conseil général des Hauts-de-Seine. La constitution des listes dans la capitale en vue des municipales fera office de premier test du «rassemblement».

Article de Julien Chabrout pour Le Figaro. 

A lire également :

Leave a Comment