Benoist Apparu a proposé à plusieurs personnalités de droite, de différentes sensibilités, de s’exprimer sur le sujet de leur choix. Il en ressort 12 contributions, rassemblées dans un livre publié le 10 septembre et intitulé « Les 12 travaux de l'opposition » (Flammarion).
 
Pour ma part j’ai choisi d’évoquer les questions d’éducation. La réforme de l'école est la mère de toutes les réformes. Les différents classements internationaux, comme celui de Shanghai ou PISA, soulignent les carences de notre système éducatif, de l’école à l’université et l’urgence de réformer. En outre, notre mode de formation et de sélection accentue les inégalités sociales : les élèves en difficulté appartiennent, pour la très grande majorité d’entre eux, aux familles les moins favorisées de notre pays. C’est notre modèle républicain qui vacille et donc notre école qui se fragilise. 
 
Outre l’école, j’évoque la réforme du baccalauréat. A lui seul le Bac illustre les difficultés de notre système : une sélection qui privilégie les connaissances au détriment des compétences, une réussite fondée sur le bachotage. Le baccalauréat accumule les matières, jusqu’à douze, quand la plupart des pays européens ont un examen à six matières qui suffisent largement à évaluer un élève.
 
Créer un bac à six matières permettrait aussi aux lycéens d’approfondir leurs connaissances, de choisir des matières selon leurs goûts et de commencer à se spécialiser dès le lycée. Ils seraient ainsi mieux préparés à l'enseignement supérieur. Les professeurs verraient également leur métier revalorisé, car les lycéens qui choisiraient leurs matières le feraient avec l’envie d’apprendre.
 
En outre, ce système permettrait de réaliser des économies qui seraient réinjectées dans l'école primaire et le collège, où l'on pourrait renforcer l’apprentissage des fondamentaux et faire enfin du sur-mesure en fonction des besoins des élèves. C’est une véritable révolution pédagogique.

 

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