Valérie Pécresse, patronne de l'UMP d'Ile-de-France et candidate déclarée aux régionales de 2015, veut renforcer la sécurité dans les transports. Sa première proposition : équiper les 800 rames qui sont encore privées de vidéosurveillance. L'élue des Yvelines s'inquiète d'un "rédéploiement" de 300 policiers au détriment des transports franciliens.

Vous souhaitez renforcer la sécurité dans les transports franciliens. Les Franciliens ont-ils vraiment peur de prendre le train ?
Une étude de la fondation Thompson Reuters montre que l'agglomération parisienne est la ville d'Europe où les femmes se sentent le moins en sécurité dans les transports. Je me suis rendue au centre de la sûreté des transports franciliens et les policiers m'ont confirmé que la vidéoprotection était une vraie arme contre l'insécurité. Dans le métro parisien, équipé de caméras, le taux d'élucidation est deux fois plus élevé qu'en surface.

Tous les nouveaux trains sont équipés de caméras…
Cela représente 400 rames. Nous avons toujours 800 rames qui ne sont pas équipées. S'il faut attendre que tous les trains soient remplacés, on en aura pour des années. Je propose, comme cela a été fait à New York, que l'on équipe en caméras, d'ici à la fin de l'année 2015, chaque première voiture de ces 800 rames. Cela coûterait 16 millions d'euros et concernerait 3 millions de Franciliens. Ceux qui souhaiteraient être protégés pourraient monter dans cette voiture. Nous pouvons le financer : la semaine dernière, la gauche a voté 17 millions d'euros pour équiper les trains neufs d’écrans, diffusant l'information voyageurs et des spots publicitaires sur la région. Je pense que la sécurité passe avant !

Faut-il plus de présence humaine ?
Il semble que près de 300 postes de la police régionale des transports, créés par Nicolas Sarkozy, soit un quart des effectifs, ont été depuis redéployés ailleurs, notamment à Marseille. Je demande au Premier ministre, Manuel Valls, la vérité sur les effectifs disponibles. Le fait d'avoir moins de surveillance humaine renforce l'insécurité. En outre, je demande une évaluation des délais qui séparent l'interpellation des agresseurs pris en flagrant délit de leur condamnation. Faute de comparaître immédiatement, certains d'entre eux sont relâchés et récidivent. De nombreux actes étant commis en fin de semaine ou le soir tard, je propose que l'on puisse étendre les comparutions immédiates le soir et le week-end.

Propos recueillis par Vincent Michelon pour Metronews

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