Ce mardi 27 janvier, j'ai eu le plaisir présenter mes voeux aux Franciliens pour 2015 au Conseil régional d'Île-de-France. Près de 2.000 personnes venues de toute la région étaient présentes pour assister à cette cérémonie qui s'est tenue en présence de nombreux élus franciliens. Pour l'occasion, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont spécialement fait le déplacement pour me témoigner de leur amitié et de leur soutien.

Découvrez en images les meilleurs moments de la soirée

Voeux de Valérie Pécresse - Crédits photos : Pascal Legrand

 

Discours – Voeux 2015 de Valérie Pécresse – 27 janvier 2015

"L'Ile-de-France, en première ligne dans le drame, doit désormais l'être dans la réponse à apporter"

Chers amis,

Ils étaient 17, ils étaient la France.

La France, terre de liberté, d’humour et d’impertinence.

La France, fière de ses services publics, fière de ceux qui s’engagent, au péril de leur vie, pour assurer la sécurité de tous.

La France dans sa diversité religieuse enfin, c’est-à-dire dans ce qu’elle a de plus précieux : sa richesse culturelle, sa tolérance, son respect des convictions de chacun.

Ils étaient 17, ils étaient la France, ils étaient notre France.

Celle qu’on aime.

Celle pour laquelle le pays a massivement défilé dimanche 11 janvier.

Celle pour laquelle, l’Assemblée nationale, unanime, debout, a chanté la Marseillaise.

Et parce qu’ils étaient la France, ils ont été froidement abattus.

Alors, en hommage à nos 17 compatriotes, morts parce qu’ils incarnaient la liberté de la presse, morts parce qu’ils étaient l’ordre public, morts parce qu’ils étaient juifs, je vais vous demander d’observer une minute de silence. Et en ce jour du 70ème anniversaire de la commémoration de la libération du camp d’Auschwitz, je souhaiterais que nous associions à ce moment de recueillement la mémoire de tous les déportés, de toutes les victimes d’une autre barbarie, la barbarie nazie. Je vous remercie et je vous demande une minute de silence.

(MINUTE DE SILENCE)

 ils étaient la France… mais singulièrement ils étaient aussi l’Ile-de-France.

Parce qu’ils avaient grandi, vécu, habité dans notre belle région. Ils y étaient nés, y étudiaient, avaient choisi d’y vivre et de s’y installer.

C’était des Franciliens, c’était nos voisins ; de Paris bien sûr, mais aussi de Recloses, en Seine-et-Marne, de L’Haÿ-les-Roses ou de Fontenay-sous-Bois, de Pontoise ou de Sarcelles, de Carrières-sous-Poissy, de Montrouge, de Montreuil, du Blanc-Mesnil ou de Livry-Gargan en Seine-Saint-Denis

Les victimes étaient franciliennes et les bourreaux aussi. Ces djihadistes barbares, j’avais pu voir leurs commanditaires à l’œuvre lorsque je me suis rendue en Irak en août accompagnant F Fillon. J’ai vu leurs ravages, j’ai vu leurs victimes et j’ai compris que cette horreur était intolérable. Je ne savais pas qu’elle allait frapper si vite la France.

Et c’est pour cela, que dès mon retour, j’ai décidé de créer ce qui est devenu le premier groupe d’études de l’Assemblée nationale, le groupe pour défendre les Chrétiens d‘Orient et toutes les minorités persécutées par Daesh.

Alors je vois qu’aujourd’hui nous sommes tous debout pour dire non au terrorisme et à l’islam radical car ce drame français que nous avons vécu entre le 7 et le 9 janvier, c’est aussi un drame francilien.

UN PAYS ET UNE ILE-DE-FRANCE FRACTURES

Et ce drame, ne nous voilons pas la face c’est le résultat d’un pays fracturé. Depuis des années je dis que notre région se fissure, que, faute de volonté, elle peine à tenir ses promesses.

Vous les connaissez les fractures de l’Ile-de-France.

C’est d’abord les fractures territoriales, entre l’est et l’ouest, entre le centre et la périphérie. Mais pas seulement. Il y a disséminées dans chacun de nos départements des ghettos, des zones de relégation, et même des bidonvilles, des logements insalubres, des quartiers, des villes où les transports ne viennent pas, où l’emploi ne se crée plus, où les commerces ferment.

Combien de territoires n’ont aujourd’hui pas de transports en commun, ou pas dignes de ce nom, et ceci étant dit n’en auront jamais si le Pass Navigo à 70 € conduit à sacrifier la modernisation des trains et la création de lignes nouvelles ?

Rappelez vous ces paroles prémonitoires de Charles Péguy, il a dit « le triomphe des démagogies est passager mais leurs ruines sont éternelles »

Fracture économique ensuite, entre ces territoires qui concentrent emplois et les hauts revenus, et d’autres qui cumulent tous les handicaps. On le sait 60 % des emplois en Ile-de-France se concentrent dans 3 départements : Paris, les Hauts-de-Seine et les Yvelines. Et pour la première fois dans l’histoire de notre Région, le chômage et les faillites d’entreprises augmentent plus vite dans la région capitale. Nous avons été le moteur de la France et aujourd’hui nous sommes en panne. Et quand on a 40% des jeunes au chômage dans certains quartiers, est ce qu’on peut leur dire comme François Mitterrand, comme François Hollande, qu’on a tout essayé ? Non.

Je voudrais vous parler aussi de la fracture éducative. Regardons ce qui se passe dans de nombreux établissements de la Région : les professeurs ne sont plus là, ils ne veulent plus venir. L’éducation nationale recrute désormais, à Pôle emploi et elle recrute des jeunes qui ne sont pas diplômes, pas formés. Alors comment est ce qu’on s’étonne dans ces conditions qu’on n’arrive pas à faire respecter une minute de silence dans les établissements. Vous voulez que ces enseignants, les malgré-nous de l’éducation nationale enseignent la laïcité, la République et la Shoah. Comment voulez vous ? C’est tellement difficile. C’est des sujets tellement sensibles. Il nous faut des meilleurs profs et mieux les former dans nos quartiers les plus sensibles. Là est la source des fractures, là est la source de la ghettoïsation.

Quand j’ai entendu le Premier Ministre prononcer ce mot d’apartheid c’est-à-dire d’un racisme d’Etat – je me suis dit qu’il devait y avoir mal donne, que j’avais mal compris. Mais peut être qu’il avait trop écouté Jaurès, il disait « quand les hommes ne peuvent pas changer les choses, ils changent les mots ». Et n’ayant pas la force d’agir, il disserte. Et bien c’est ce qui se passe, aujourd’hui on a un gouvernement qui disserte parce qu’il n’a pas la force d’agir.

Alors je me pose la question : qui est responsable ? Est ce que financer de nouveaux logements sociaux là où il y en déjà plus de 50%, comme la région le fait la Région à Evry, n’est-ce pas justement ça une politique de ghettoïsation ?

Réfléchissons-y.

A force de renoncements, on a perdu la promesse qu’incarne la France.

Le résultat on le connait : il y a dans certains territoires de la frustration, de la désespérance et, maintenant, de la crainte de l’autre et du repli aussi.

Mais il y a aussi des talents inexploités, des ressources et une énergie phénoménale.

DES SOLUTIONS NATIONALES

Alors qu’est ce qu’on fait ? Et bien on dit non. Il faut dire non à l’impuissance du politique. Il faut appeler à l’esprit de résistance qui est à la racine de notre engagement en politique.

Alors j'ai appelé à une loi bouclier, une loi de protection, et dont le premier objectif c’est d’abord d’interdire le retour des jihadistes sur notre sol.

On invoque la convention européenne des droits de l’homme. Tout ça ce sont des prétextes. Les britanniques vont le voter pour deux ans. Nous pouvons le faire aussi. La CEDH admet des dérogations et de toutes les façons si on ne se défend pas est ce que c’est à la cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg de nous dire notre droit sur la GPA, sur la libre circulation et la protection de notre territoire ? Je ne le crois pas.

J’ai aussi fait des propositions pour qu’on prenne enfin à bras-le-corps la question de l'état désastreux de nos prisons franciliennes qui sont devenues des lieux de prosélytisme.

Nos prisons dont l’état est absolument désastreux et on le dénonce depuis tant d’années et qui sont devenues des lieux de prosélytisme pour le terrorisme djihadiste. Alors il faut impérativement plus de place, il n y a pas d’autre solution. Pas sortir tous les délinquants de prison pour régler entre guillemets la surpopulation carcérale. Vous avez bien compris que c’est une politique absurde, une politique terrifiante, une politique dangereuse, celle de Mme Taubira.

Il faut aussi des unités spéciales pour isoler et désendoctriner les fanatiques dont on a lavé le cerveau dans une logique sectaire. Ce ne sont pas des condamnés comme les autres, on ne peut pas les traiter comme les autres. Sinon on ne résoudra pas le problème.

J’ai appelé aussi à ce qu’on prenne de vraies décisions pour l’école. Il faut arrêter avec les demi-mesures qui ne servent à rien. Il faut des meilleurs professeurs dans nos établissements. Et cela signifie une vraie différenciation salariale et de carrière pour les professeurs franciliens. Il faut le dire et il faut le faire.

J’ai encore dit « non » à ceux qui bafouent la laïcité. Vous le savez, j’ai déposé une proposition de loi pour punir sévèrement ceux qui aujourd’hui, en conscience cherchent à entraver l’application de la loi anti burqa. Lorsqu’il y a une interdiction sur le sol français, une loi, et qu’elle n’est pas appliquée, on ne ferme pas les yeux, on ne baisse pas la tête.

Résorber les fractures, c’est aussi redresser l’économie.

Cela passe par une loi "croissance" qui soit à la hauteur des enjeux, c’est la loi Macron, il faut qu’elle s’attaque réellement aux freins de l'économie française : les 35h non négociables, les seuils sociaux, la rigidité du contrat de travail, les abus de l'assurance chômage….

C’est un combat que nous devons mener, celui de l’économie car sans emploi il n’y aura pas de confiance, sans emploi notre jeunesse n’aura plus d’espoir, sans emploi, on ne résoudra pas les problèmes de la France. Et François mène ce combat aujourd’hui au Parlement sur la loi Macron. Cette loi Macron elle est totalement insuffisante face à la situation.

DES SOLUTIONS REGIONALES

L’Ile-de-France c’est la première région de France. La région Ile-de-France doit être aux avant-postes du mouvement de redressement.

La région doit être un ciment pour réduire les fractures qui sont à la racine de toutes les violences et de toutes les intolérances.

La région doit s’armer face aux menaces et passer à l’offensive. Et sa première arme c’est d’abord la sécurité. La sécurité à laquelle vous avez le droit. Il y a deux points stratégiques, deux points faibles auxquels les terroristes s’attaquent, les transports et les écoles. Il se trouve que ce sont deux points sur lesquels la Région a le pouvoir et la marge de manœuvre. 

J’ai encore une fois proposé  que dans tous les trains nous ayons enfin de la vidéosurveillance. Pourquoi deux trains sur trois aujourd’hui en sont encore dépourvus ? Des trains de banlieue bien sûr. Parce que le métro lui est totalement équipé. Ça veut dire quoi ? C’est encore une source d’injustice.

J’ai aussi proposé que lorsque le plan Vigipirate attentats est déployé, le port de papier d’identité soit obligatoire dans les transports publics. C’est une demande instante de la SNCF et de la RATP pour permettre les contrôles d’identité.

Et je vais vous dire ça permettra aussi d’être enfin efficace dans la lutte contre la fraude dans les transports qui est une source d’injustice et d’inéquité absolument inacceptable.

Alors il faut aussi plus de sécurité aussi dans les lycées.

Et là encore, au vu des événements, au vu des tensions qui s’élèvent dans les établissements scolaires, comment peut-on continuer à accepter que certains lycées ne soient toujours pas clôturés ou montrer autant de réticence à vidéoprotéger leurs accès ?

J’ajoute que les lycées privés aujourd’hui sont interdits d’investissement en Ile-de-France c’est ça la conception de la laïcité au conseil régional. C’est une laïcité qui exclut et qui exclut la liberté scolaire. Donc je demande que les lycées privés qui en Ile-de-France sont parfois encore plus la cible que les lycées publics puissent bénéficier des investissements de sécurité que nous faisons.

Il faut enfin plus de sécurité dans les commerces on l’a vu à l’Hyper Casher et dans et les services de proximité qui font vivre les quartiers et là aussi nous avons demandé un plan de vidéo protection qui n’a toujours pas été voté car – je cite la majorité du conseil régional – « la vidéo protection ça marche pas ».

La seconde arme de la région, c’est la mixité sociale. La région doit lutter contre les ghettos et promouvoir dans tous les quartiers une vraie mixité sociale. Mais moi je vais le dire à l’envers, à l’envers de ce que l’on entend, à l’envers du discours : arrêtons d'empiler le logement très social sur le logement très social. Ouvrons les immeubles, ramenons les classes moyennes dans les quartiers, ouvrons les à des parcours résidentiels.

Je réunirai demain un club des maires reconstructeurs : il y en a un certain nombre dans cette salle. Les maires reconstructeurs d’Ile-de-France veulent changer l’image de leur ville. Nous avons conquis 50 villes de gauche aux dernières élections municipales et dans ces villes de gauche il y a un formidable gisement de logements possibles mais il faut lutter contre les ghettos. Il faut donner un logement décent et il faut donner un cadre agréable aux travailleurs et aux classes moyennes qu’on a toujours oubliés et qui sont aujourd’hui si mal logés en Ile-de-France.

Alors la troisième arme de la région c’est l'emploi. Cela passe en premier par des transports qui fonctionnent, désolée de le dire la première source de création d’emplois ce sont des transports qui fonctionnent. Si vous avez des transports, vous avez des entreprises, donc vous avez de l’emploi. Il faut des transports, il faut les nouvelles lignes du Grand Paris.

Nicolas tu as donné à cette région le projet qui lui manquait. Ce projet s’appelle le Grand Paris et aujourd’hui le Grand Paris est totalement encalminé faute de crédits et d’énergie parce que ambitions, parce que tout est bloqué, tout est bloqué. Il y a un seul juge de l’expropriation en Seine Saint Denis, il est totalement débordé. On a déjà mis deux ans de retard rien que pour faire, tenez vous bien, Saint-Lazare/Saint-Ouen. Saint-Lazare/Saint-Ouen : ligne 14, deux ans de retard, on n’est pas arrivés à Roissy !

Le sujet il est là. Il y a des blocages partout, il n’y a pas d’argent, le Grand Paris est en panne. Sans parler d’un formidable projet qu’il faudrait ranimer aujourd’hui, celui de la tour de Clichy sous Bois, la tour Médicis. Car le Grand Paris ce n’était pas que les transports dans notre esprit, dans l’esprit de Nicolas. On avait à Clichy prévu une magnifique tour qui aujourd’hui est totalement en déshérence et qui devait être le lieu de toute la vie culturelle en Seine Saint Denis. Et bien ce projet comme tous les autres il est abandonné. Est-ce que vous pensez que la culture aujourd’hui en Seine Saint Denis, dans les quartiers, ce n’est pas un formidable projet de ciment social dans le moment que nous vivons. Bien sûr qu’il faut plus de culture, bien sûr qu’il faut plus de transports. Bref il faut le Grand Paris vous l’avez compris. Et nous on le fera le Grand Paris.

Dans le Grand Paris il y avait aussi une desserte décente des aéroports. Parce qu'on est pas certain que les investisseurs coréens qui arrivent à Roissy et qui prennent le RER B ou l’A1 revienne pour investir en France.

Vous le savez l’emploi passe aussi par une révolution dans la formation et nous avons aujourd’hui un apprentissage totalement en berne. On ferait mieux de financer cet apprentissage en entreprise que des emplois d’avenir dans le secteur non marchand.

Enfin, la dernière arme de la région c’est la réussite éducative. Moi je crois que la Région qui a la compétence pour la formation professionnelle doit ouvrir pour les enseignants des formations professionnelles à la laïcité. La laïcité, ce n’est pas le rejet des religions. La laïcité ce n’est pas refuser la liberté de conscience, et ce n’est pas non plus refuser la liberté scolaire, éloigner les établissements privés, je l’ai dit.

Enfin, je crois que la région doit renoncer à son égalitarisme étroit en matière scolaire, cet égalitarisme étroit qui l’a conduit à défaire ce que nous avions fait : cette belle idée des internats d’excellence et des bourses au mérite. C’était pourtant de formidables ascenseurs sociaux pour les jeunes défavorisés qui avaient du talent et qui ne pouvaient pas le réaliser chez eux. On avait à Sourdun, à Marly le Roi des internats magnifiques, attachants. Ils sont en train d’être fermés parce qu’il ne faut pas d'internats d’excellence, il faut des internats pour tous. Et bien ce n’est pas comme ça que l’on fera émerger une élite de nos quartiers, ce n’est pas comme ça que l’on permettra à des jeunes de réaliser leurs talents et ce n’est pas comme ça que l’élite de la France aura le vrai visage de la France. Il faut rechanger tout cela et la région peut le faire, elle peut se substituer dans ces domaines à l’Etat.

Ainsi la Région tiendra ses promesses, ainsi la Région redonnera espoir à tous ces enfants.

Alors toutes ces réflexions, toutes ces propositions, elles sont nourries de mes expériences, de vos expériences.

Vous savez depuis 5 ans je sillonne l’Ile-de-France. Vous m’avez tous vue partout. Parce que c’est à votre rencontre que je comprends les choses, c’est à votre contact que je puise les solutions, c’est en étant chez vous que je comprends que notre région est magnifique, à quel point elle a un potentiel  formidable et c’est en revenant au conseil régional que je comprends aussi qu’il y a un immense gâchis.

Quelle chance d’être Français. Quelle chance d’habiter la première région de France. Quelle chance d’être si près de Paris, d’être à Paris, quelle chance d’être Francilien.

Un si beau territoire. Une si grande histoire. Une population si riche de sa diversité. Et, entre la région et le STIF, 11 milliards d’euros de budget. Alors j’en ai la certitude, on peut faire beaucoup mieux.

Vous savez que le Général de Gaulle disait : « Les grands pays le sont pour l’avoir voulus ».

Vous avez besoin d’une Région puissante.

L’Ile-de-France a été en première région ligne dans le drame.

L’Ile-de-France doit être désormais en première ligne pour les réponses à apporter.

2015 est une année cruciale. Elle a commencée dans la tragédie, elle peut se finir par un sursaut.

Je compte sur vous, j’ai besoin de vous.

A vous tous ici présents, à vos familles, à vos proches, et à tous ceux que vous aimez, je voudrais souhaiter que 2015 soit une année de santé, de bonheur et de succès.

Vive l’Ile-de-France, Vive la République et Vive la France.

 

 

Discussion - One Comment
  1. VINCENT Jean-Louis

    jan 31, 2015  at 22 h 57 min

    Bonjour Madame PECRESSE,
    J’aimerai savoir si le Député Maire UMP d’ETAMPES adhère à votre club des élus reconstructeurs? Je serait tenté d’approuver votre initiative si j’avais la certitude que les édiles de ce mouvement spontané acceptent de ne plus abuser du pouvoir de nuisance dont ils disposent en matière de promotion immobilière.
    Ce mode de fonctionnement récurrent, ajouté au maquis juridico- administratif, désespère les professionnels du bâtiment et conduit inéluctablement au plus pitoyable résultat de mise en chantier de logements constaté depuis des décennies. Ce pays a pourtant un impérieux besoin de relancer son économie et ses emplois, ce qui autrement que dans le verbe et les déclarations de bonnes intentions ne semble pas préoccuper outre mesure la conscience de bons nombres d’élus locaux de gauche comme de droite.
    Il ne vous a pas échappé que l’exaspération des forces vives de ce pays est à son comble, les maires seraient donc bien inspirés de mettre entre parenthèses la jouissance aveuglante du pouvoir et les abus qu’elle génère, car leurs concitoyens sont à la veille de plébisciter la grande gueule qui ne manquera pas de ramasser le pouvoir dans le caniveau des désillusions !…
    Le 18 Avril 2002 j’avais mis en garde Antoine RUFENACHT, directeur de campagne de Jacques CHIRAC, de cette éventualité: on connait la suite!…

    L’histoire ressert les plats…

    Cordialement.

    Jean-Louis VINCENT

    Répondre

Leave a Comment