Mon Cher François,

Mes Chers Amis, et je tiens particulièrement à saluer tous les adhérents de Force républicaine qui sont venus en force aujourd’hui, et dont beaucoup, je le sais,viennent d’Ile-de-France.

Quel plaisir de vous retrouver une nouvelle fois ici, pour cette rentrée politique.

Et cette année, plus que les autres, cette rentrée est capitale pour notre pays.

Jamais depuis longtemps la France n’avait été aussi en difficulté. Jamais depuis longtemps l’environnement mondial n’avait été aussi tendu. Et jamais pourtant le Gouvernement n’avait été à ce point inconsistant.

Trois sujets brûlants occupent l’esprit des Français.

La panne économique et le chômage record.

La crise de notre agriculture.

L’afflux de réfugiés et de migrants sur notre territoire.

Sur ces trois sujets, le Gouvernement est aux abonnés absents.

Le chômage bat chaque mois de nouveaux records. C’est le moment que choisit François Hollande pour de ne plus avoir qu’un ministre du travail par intérim. L’an dernier, c’était la rentrée scolaire sans ministre de l’éducation. Cette année c’est la rentrée sociale sans ministre du travail. Jusqu’où ira-t-on ?

Quant à la panne de croissance de notre pays, rien ne l’illustre mieux que l’annoncede François Hollande sur les impôts. Il affirme d’abord que les impôts baisseront si la croissance repart. Puis il rétropédale et affirme que les impôts baisseront quoi qu’il arrive. Cette volte-face, c’est la démonstration qu’Hollande n’a aucune illusion sur la croissance. Lui-même sait qu’elle ne redémarrera pas de sitôt !

Si l’économie est en panne, l’agriculture est au bord de l’explosion. Où mieux qu’ici, dans ce village de Rouez-en-Champagne, peut-on mesurer ce que représentent l’agriculture et l’élevage pour nos territoires ?

L’agriculture souffre, l’élevage se meurt. La faute à qui, sinon au Gouvernement ? Carla crise agricole n’est que la manifestation ultime d’une économie française qui étouffe sous les charges, les taxes et toutes ces lourdeurs administratives qui rendent la compétition impossible avec nos partenaires européens.

Cher François, avec toi, j’avais baissé les charges sur les salaires agricoles. Avec toi, nous avions fait adopter la TVA anti-délocalisation pour réduire le coût du travail et rendre à notre économie l’oxygène dont elle a tant besoin. Par idéologie, le Gouvernement socialiste a décidé de supprimer ces mesures de bon sens, adoptées partout ailleurs. On en paie aujourd’hui le prix le fort.

Enfin, comment ne pas voir que les Français sont inquiets face à l’afflux de migrants, poussés hors de leurs pays par la crise économique, le terrorisme et la guerre. Ensemble François nous sommes allés en Irak. Ensemble, nous avons vu les atrocités de Daesh. La situation de date pas d’hier. Pourtant, sur ce dossier, où sont et que disent François Hollande et Manuel Valls ? On ne les voit pas. On ne les entend pas. Face à la passivité de la France, il faut encore que ça soit l’Allemagne et Angela Merkel qui tirent la sonnette d’alarme et mobilisent l’Europe.

Les Français sont inquiets, et le pouvoir socialiste regarde ailleurs.

Heureusement, juste devant nous, il y a une échéance électorale majeure.

Une échéance qui va permettre à tous les Français d’envoyer un signal politique fort au pouvoir en place.

Une échéance politique qui peut permettre d’inverser le cours des choses, très vite, et de réparer, en partie, les dégâts causés par la politique du Gouvernement.

Cette échéance, ce sont les élections régionales des 6 et 13 décembre prochain.

Les régionales, c’est le dernier rendez-vous électoral avant 2017. C’est la rampe de lancement de notre famille politique pour les élections présidentielles.

Mais ces élections, c’est bien plus que cela. C’est un moyen de changer dès la fin de l’année la vie des Français et de leur redonner espoir dans l’avenir.

Cher François, toi qui as été conseiller général à 27 ans, maire, et bien sûr président de conseil régional, tu connais mieux que quiconque l’importance des territoires dans notre pays. Tu sais comment les collectivités façonnent notre pays et combien elles jouent un rôle déterminant pour l’avenir de la France.

Dans la Sarthe, on est bien placé pour savoir que c’est de l’initiative locale plus que du pouvoir national que viennent souvent le dynamisme et le rayonnement d’un territoire.

J’en veux pour preuve les 24 heures du Mans. Si la plus grande course du monde se déroule depuis près d’un siècle à quelques kilomètres d’ici, ce n’est pas parce qu’un Gouvernement, à Paris, l’a décidé. C’est parce qu’en 1923, une association locale l’a voulu et que depuis, avec enthousiasme et obstination, des femmes et des hommes, très souvent bénévoles et appuyés par les acteurs publics locaux, ont décidé de faire vivre cette épreuve. Aujourd’hui, c’est non seulement l’une des épreuves sportives les plus populaires de France mais c’est aussi un événement qui fait faire des bonds technologiques spectaculaires à l’industrie automobile.

Cette vitalité des territoires, le Gouvernement l’a oublié.

Au lieu de s’appuyer sur les collectivités pour en faire les outils de la relance, les socialistes ont décidé d’en faire la variable d’ajustement de leurs renoncements politiques.

Dans son premier discours de politique générale, Manuel Valls nous avait annoncé une réforme territoriale ambitieuse avec la suppression d’un niveau de collectivité et la clarification totale des compétences entre chacune d’elles. De ce discours, il ne reste rien.

Jamais le nombre d’échelons administratifs n’a été aussi élevé. En Ile-de-France, avec la métropole du Grand Paris, on en compte désormais cinq : les communes, les territoires, les départements, la métropole et la région !

Quant au vœu pieux de la clarification des compétences, il a finalement abouti, dans la loi NOTRE, à une loi d’enchevêtrement maximum. Au lieu de donner à chaque niveau de collectivité des compétences spéciales et uniques, il est maintenant inscrit dans la loi que tout le monde peut tout faire.

Etait-il réellement si difficile d’être plus ambitieux ? A ceux qui se posent la question, je rappellerais seulement qu’avec toi, François, nous avions porté et fait voter une loi qui supprimait vraiment la clause de compétence générale et qui arrimait les départements aux régions grâce à un élu unique, le conseiller territorial. La réforme était faite et bien faite, il n’y avait qu’à l’appliquer. Les socialistes ont préféré la détricoter. On en paie aujourd’hui le résultat.

Mais le mépris du Gouvernement pour les territoires va plus loin. Incapable de maîtriser les dépenses de l’Etat, le Gouvernement a fait le choix de couper les vivres aux collectivités, seul moyen qu’il a trouvé pour tenter de maîtriser le déficit du budget de l’Etat. Dans le budget 2015, les seules vraies réductions de dépenses, ce sont les 11 milliards d’euros pris aux collectivités. Le Gouvernement pousse même l’hypocrisie et le cynisme jusqu’à accompagner cette coupe dans les budgets d’obligations supplémentaires pour les collectivités, comme avec la réforme du temps scolaire.

Chers amis, il faut bien avouer que nous avons une circonstance aggravante. Nos victoires écrasantes aux municipales et aux départementales n’incitent pas les socialistes à mieux traiter les collectivités !

Eh bien je les rassure. Nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin et nous allons gagner les régionales !

Car cette conception de la politique qui vise à couper les crédits aux collectivités parce qu’elles ont basculé à droite ou au centre n’est pas la nôtre. Pour définir les dotations des collectivités, nous ne regardons pas leur étiquette politique, nous regardons les besoins de la population !

Et ces besoins sont nombreux. Et les Français doivent savoir que les régions sont une grande partie de la solution à leurs difficultés.

Face au chômage record, les régions font partie de la solution.

Plus de 3,5 millions de chômeurs dans notre pays et pourtant 9 chômeurs sur 10 n’ont toujours droit à aucune formation. La formation professionnelle, c’est une compétence des régions.

Si nous regagnons les régions, nous réorienterons résolument les moyens de la formation professionnelle vers ceux qui en ont le plus besoin : les chômeurs bien sûr, mais aussi tous ces salariés qui occupent des métiers menacés, pour les aider à se former sur les métiers d’avenir.

Face au manque d’attractivité de notre économie, les régions font partie de la solution.

Les régions ont compétence en matière de soutien à l’économie, d’aide aux entreprises, de tourisme, de financement des grandes infrastructures, des universités, de la recherche. Les régions ont les moyens pour s’imposer comme des territoires attractifs, qui trouve en eux-mêmes les moteurs de leur croissance et n’attendent pas, comme le Gouvernement le fait, d’être poussés par le vent d’une croissance extérieure, de plus en plus hypothétique, comme le montrent les vents contraires qui nous arrivent de Chine.

Si nous regagnons les régions, nous ferons clairement le choix du développement économique et de l’emploi.

Les régions ont un rôle à jouer pour aider les agriculteurs. Je propose que toutes les régions qui seront dirigées par la droite et par le centre s’engagent, comme je m’y suis engagée en Ile-de-France, à investir fortement pour soutenir l’agriculture, développer l’industrie agro-alimentaire et réorganiser les filières.

Il faut aussi utiliser toutes les solutions juridiques pour favoriser la consommation des produits locaux sur notre territoire et en particulier dans les cantines des lycées qui sont de la responsabilité des régions.

Les régions doivent résolument se tourner vers l’avenir. Face à un Gouvernement qui a volontairement choisi de casser la dynamique de l’autonomie dans les universités en coupant leurs budgets comme jamais depuis des années, nos régions doivent devenir les partenaires incontournables des établissements d’enseignement supérieur et de recherche dans leurs territoires.

Face aux difficultés toujours plus lourdes de la vie quotidienne, les régions font partie de la solution.

Les régions organisent les transports, investissent pour le logement et, pourvu qu’elles le veuillent, peuvent le faire pour renforcer la sécurité des Français.

Si nous regagnons les régions la vie quotidienne et familiale sera au cœur de notre action.

Nous ferons aussi le maximum pour renforcer la sécurité de nos concitoyens. Comment accepter que des lycées et des trains ne soient toujours pas vidéoprotégés quand on voit les événements dramatiques des derniers jours et des derniers mois.

Jamais la demande de protection des Français n’a été aussi forte. C’est notre responsabilité d’y répondre.

Face aux inquiétudes de la jeunesse, les régions font partie de la solution.

La région gère les lycées, les centres de formation des apprentis (CFA), les instituts de formations des infirmières. En bref, la région joue un rôle clé pour mettre les jeunes sur le chemin de l’emploi et de la réussite.

Pour la première fois depuis des années l’apprentissage chute alors que tout le monde sait qu’il est une voie royale pour obtenir un emploi en CDI. Il faut en finir avec cette politique idéologique de casse de l’apprentissage orchestrée depuis 2012 par le Gouvernement et la plupart des régions socialistes.

Je sais François que c’est un sujet qui te tient énormément à cœur et sur lequel tu as fais des propositions très fortes.

Les régions pilotent les CFA. Elles ont toutes les cartes en main pour renverser le cours des choses. Si nous regagnons les régions, nous redonnerons toutes ses lettres de noblesse à l’apprentissage.

Mais nous devons et nous pouvons faire encore beaucoup plus pour redonner de l’espoir à la jeunesse.

Combien de jeunes voient leur avenir professionnel ou même leur parcours étudiant barré tout simplement parce qu’ils n’arrivent pas à trouver un stage ? Parce que je refuse que le « piston » passe devant le talent, j’ai proposé une mesure 100.000 stages. Elle oblige tous ceux qui demandent une subvention de la région à embaucher en contrepartie un jeune en stage, en apprentissage, ou en contrat de professionnalisation.

Je propose également d’enseigner le code de la route dans les CFA pour le rendre gratuit pour les apprentis. Je pense même qu’on pourrait financer la généralisation de cette mesure en ouvrant la possibilité de vendre aux automobilistes les numéros de plaque d’immatriculations de leur choix, comme cela se fait dans d’autres pays, en Belgique par exemple.

Face aux menaces contre les valeurs de la République et au désarroi des Français, les régions sont aussi une partie de la solution parce qu’elles jouent un rôle dans l’éducation des jeunes et parce qu’elles investissent dans la culture qui est le ciment d’une civilisation.

Si nous regagnons les régions, nous mettrons la restauration et la défense des valeurs républicaines au cœur de notre action.

Je supprimerai ainsi la réduction de 75 % dont bénéficient aujourd’hui les étrangers en situation irrégulière dans les transports en commun. Cette réduction est une véritable prime à l’illégalité et heurte de plein fouet les valeurs de notre République.

Enfin, face à l’abandon de pans entiers du territoire par le Gouvernement, face à la disette financière des communes orchestrée par la gauche, les régions sont une partie de la solution.

Les régions ont toutes les compétences pour s’imposer comme le partenaire incontournable des communes, des intercommunalités et des départements pour les aider à financer les infrastructures et les projets assurant la vitalité et le dynamisme des territoires.

En Ile-de-France, j’ai d’ores et déjà monté un club des maires reconstructeurs pour aider les maires à embellir leurs villes.

J’ai aussi proposé un pacte de « juste retour » pour les territoires ruraux : 25 actions concrètes pour en finir avec l’abandon des 2 millions de Franciliens du monde rural. Les Français du monde rural participent autant que les Français qui vivent en zone urbaine au dynamisme du pays. En retour, ils doivent eux aussi recevoir le fruit de leurs efforts.

Si nous regagnons les régions, nous viendrons en aide à ces millions de Français qui sont aujourd’hui hors des radars du Gouvernement ; ces Français qui se sentent exclus, abandonnés, loin des services publics.

Aujourd’hui, la gauche préside 21 régions sur 22 après en avoir dirigé 20 entre 2004 et 2010. Comme au niveau national, elle ne peut pas échapper à son bilan.

En 10 ans, les dépenses des régions ont été multipliées par deux et les frais de personnel par six. Depuis 2010, les recettes fiscales des régions – en clair les impôts régionaux – ont grimpé de 1,3 milliard d’euros !

Si nous regagnons les régions, nous mettrons en œuvre une politique de gestion sobre et efficace.

Car les régions sont enfin une solution pour remettre le pays sur la voie de l’exemplarité dans la gestion de l’argent et du comportement publics, tout simplement.

C’est pourquoi, mon premier acte de campagne, a été la signature d’une Charte éthique. J’ai pris 12 engagements pour rétablir la confiance avec les Français. 12 engagements pour faire toute la transparence dans la gestion, réduire le train de vie effréné des régions et mettre fin à des comportements aussi inadmissibles que les recrutements familiaux ou l’attribution de logements sociaux en toute opacité.

*

Notre pays est à la traîne en Europe et dans le monde. Par la faute du Gouvernement, les Français ne peuvent recueillir les fruits des efforts pourtant toujours plus grands qui leur sont demandés.

Les régionales de décembre sont une étape incontournable sur la voie du redressement de la France.

Notre pays n’a plus le temps d’attendre. Mobilisons nous tous pour faire des élections régionales de décembre une immense victoire qui redonne de l’espoir aux Français. Vive les territoires, vive les régions, vive la France !

FIN

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