Discours de Valérie Pécresse à Rueil-Malmaison

 

Jeudi 3 décembre 2015

***

Chers Amis,

 

Rien ne sera plus jamais comme avant.

 

Le 13 novembre, le terrorisme aveugle et barbare a de nouveau frappé la France.

 

Après les attentats de janvier, nous sommes montés d’un cran dans l’horreur. Et comme en janvier, c’est de nouveau notre terre d’Ile-de-France et la chair des Franciliens qui a été frappée.

 

Ici aussi, à Rueil, vous avez été durement éprouvés. Je sais que dans votre ville, il y a une mère en deuil et un homme qui souffre encore sur son lit d’hôpital.

 

Mais je retiens aussi de ces jours meurtris la formidable force de résistance du peuple français.

 

Oui, il y a dans cette France qu’on a cherché à abattre une force que certains croyaient perdue mais que je savais vivante pour l’avoir rencontrée dans tous mes déplacements.

 

Ces jours m’ont fait réfléchir sur le sens de mon action politique.

 

De cette tragédie, j’ai acquis une certitude. C’est que dans un pays où des enfants de France sont désormais prêts à abattre à bout portant d’autres enfants de France, la politique, la vraie, la grande, est plus que jamais indispensable.

 

Ce que nous avons vécu nous oblige. Ce qui, hier, dans le débat politique pouvait paraître simplement médiocre est aujourd’hui devenu insupportable.

 

Les responsables politiques doivent assumer leur rôle : vous proposer des solutions, prendre des décisions, agir, et vite !

 

Un homme et une phrase ont décidé de mon engagement en politique. L’homme, c’est le général de Gaulle. La phrase, c’est celle qu’il prononça le 18 juin 1940 au lendemain d’une des pires défaites militaires de notre pays : « La flamme de la résistance française ne s’éteindra pas ».

 

Alors que notre région vient d’être sauvagement agressée, c’est son message que je veux vous adresser : un message de résistance mais aussi un message d’espérance.

 

 

RESISTANCE

 

Résister, c’est d’abord assurer votre sécurité.

 

Contrairement à mon adversaire socialiste, cette nécessité de mieux vous protéger, je ne l’ai pas découverte subitement après l’horreur du 13 novembre. Rendez-vous compte, dans les 12 engagements de sa profession de foi, pas une fois on ne peut lire le mot sécurité. Pas une seule fois !

 

Vous le savez, le besoin d’autorité est ancré en moi depuis longtemps.

 

Depuis des années, je demande la généralisation de la vidéoprotection dans les bus et les trains et l’augmentation des effectifs de police dans les gares. En vain. Depuis des mois, je demande l’obligation du port de la carte d’identité dans les transports. En vain.

 

A chaque fois, la région et le gouvernement m’ont répondu par l’indifférence quand ce n’était pas par le mépris. Les mêmes qui aujourd’hui prolongent l’état d’urgence – et ils ont raison, et je les soutiens ! – me brocardaient en janvier quand je réclamais un Patriot Act à la française, c’est-à-dire une grande loi de protection des Français.

 

Pourtant, faire de la politique, ils devraient le savoir, c’est anticiper le pire, justement pour qu’il ne se produise pas.

 

La sécurité était au cœur de mon programme bien avant les attentats. Elle est plus que jamais la première de mes priorités.

 

Et qu’on ne me dise pas que la sécurité n’est pas l’affaire de la région. Depuis 1998, grâce à la droite, la région a son propre budget sécurité. Depuis l’an 2000, elle a aussi une convention avec le ministère de l’intérieur. La région sécurise les lycées et les transports. Elle participe au financement des commissariats et des casernes.

 

Mais, depuis des années, la gauche n’a eu qu’une idée en tête : réduire le budget sécurité comme peau de chagrin. Elle l’a divisé par cinq en neuf ans. Eh bien nous, nous le rétablirons !

 

Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour assurer votre sécurité dans les transports et je créerai une bulle de sécurité autour des lycées.

 

Oui, c’est un véritable bouclier de sécurité que je veux mettre en place pour votre protection.

 

Je mettrai en place une vidéoprotection active capable d’identifier automatiquement les délinquants et les personnes recherchées dans le métro et dans les gares. Je demanderai aussi que les fraudeurs et les délinquants multirécidivistes soient interdits de réseau, comme les supporters violents ont été interdits de stade.

 

*

 

J’entends surtout mener une guerre sans merci contre tous les phénomènes de radicalisation.

 

Il faut entendre le cri d’alarme des proviseurs, des présidents d’universités, des dirigeants de clubs sportifs, des chefs d’entreprises.

 

Comment peut-on rester les bras ballants face à la détresse de ces familles qui nous disent : ne nous laissez pas seuls face à ceux qui nous volent nos enfants pour servir leurs projets meurtriers ?

 

A tous ces appels à l’aide, la région répondra présente.

 

Je soutiendrai tous ceux qui luttent contre la radicalisation et l’embrigadement des jeunes.

 

Je serai intransigeante sur le respect des valeurs de notre République.

 

Avec moi, plus de subvention régionale pour ceux qui bafouent la laïcité et l’égalité entre les hommes et les femmes.

 

Je supprimerai toutes les subventions aux clubs sportifs et aux associations qui sont infiltrés et instrumentalisés par des fondamentalistes.

 

Mon mot d’ordre est simple : c’est la République d’abord. Toute la République, rien que la République !

 

Je demanderai l’expulsion immédiate des imams radicaux et des étrangers qui constituent une menace pour l’ordre public. Je demanderai la fermeture des mosquées qui appellent à la haine. Je demanderai l’interdiction des sites djihadistes.

 

J’exigerai aussi une surveillance stricte des personnes fichées S pour radicalisation. Je demanderai de nouveau un partage d’information entre les services de renseignements et les entreprises. Les employeurs doivent pouvoir licencier les personnes fichées S lorsqu’elles occupent un poste sensible. Aucune personne radicalisée ne doit pouvoir conduire un bus, porter une arme, travailler dans une école ou dans une entreprises classée SEVESO. C’est l’évidence, encore faut-il le faire !

 

Il faut renforcer toute la chaîne de sécurité et aider nos forces de l’ordre.

 

Les aider en les déchargeant de toutes ces tâches indues, comme les gardes statiques, qui les détournent de leur mission prioritaire de lutte contre la criminalité.

 

Les aider en leur finançant des équipements dignes de leurs missions. Des policiers n’ont pas pu entrer au

 

Bataclan parce qu’ils n’avaient pas de gilets pare-balles. Je leur en financerai. Le Gouvernement propose de donner aux polices municipales les stocks d’armes usagées de la police nationale. Je leur en achèterai des neuves.

 

J’entends exercer mes compétences jusqu’au bout.

 

Les salles de spectacles sont devenues des cibles : je les aiderai à financer des portiques de sécurité.

 

Il n’y a plus de places dans les prisons : je suis prête à en cofinancer de nouvelles.

 

Les prisons deviennent des lieux de radicalisation : je suis prête à cofinancer avec l’Etat des centres fermés de déradicalisation pour les fanatiques de retour de Syrie.

 

Oui, Madame Taubira, je suis prête à signer une convention avec le ministère de la justice comme la région en a déjà une avec le ministère de l’intérieur. Ainsi, vous n’aurez plus aucune excuse pour ne rien faire !

 

Il faut enfin parler un langage de vérité sur les migrants.

 

On ne peut pas, comme le fait la gauche à la région, confondre de manière totalement irresponsable la situation des réfugiés politiques et celle des migrants économiques.

 

Les réfugiés, c’est notre honneur de les accueillir. Mais les migrants économiques, nous devons avoir le courage de dire que nous ne pouvons plus ni les loger, ni leur offrir un emploi, ni les intégrer.

 

Humains avec les réfugiés, nous devons être intransigeants avec les illégaux. Les illégaux doivent être renvoyés chez eux.

 

C’est pourquoi, si je suis élue, je supprimerai immédiatement la réduction de 75 % dans les transports pour les immigrés illégaux.

 

Si je suis élue, je supprimerai le droit d’accès prioritaire aux logements de la région que la gauche a accordé aux migrants. Il est scandaleux que les migrants passent avant les Franciliens qui attendent un logement depuis des années.

 

Si je suis élue, je financerai des actions de codéveloppement avec les pays du sud, mais uniquement avec ceux qui acceptent le retour de leurs ressortissants illégaux expulsés de France. Car c’est ainsi que nous freinerons les flux migratoires.

 

Quant aux réfugiés de guerre, j’ai demandé depuis des mois au gouvernement de croiser les fichiers pour être certain qu’aucun djihadiste n’entre en Europe en se faisant passer pour un réfugié de guerre. Manuel Valls m’a assuré que c’était le cas. Les attentats du 13 novembre ont tragiquement démontré qu’il n’en était rien.

 

Alors, je le dis avec force : je ne veux plus d’accueil de réfugiés syriens s’il n’y a pas de filtrage anti-djihadiste aux portes de l’Europe.

 

*

 

Dans cette élection, il y a la gauche qui refuse de voir et il y a le FN qui refuse d’agir.

 

Mon adversaire socialiste affirme qu’il n’y a pas d’ennemi de l’intérieur. Coulibaly, Kouachi, Hadfi, Mostefaï, Aminour et Abdeslam, tous étaient français. Cela ne lui suffit pas ? Il dit qu’il n’y a pas de problème dans les cités. Vraiment ? De qui se moque-t-on ? L’angélisme, c’est fini. Le déni, c’est fini. Refuser de voir, c’est se priver des moyens d’agir.

 

Quant au Front national, il est comme d’habitude le premier à dénoncer mais le dernier à proposer des solutions et surtout à les voter.

 

La loi contre la burqa : Jean-Marie Le Pen était contre.

 

Le fichier européen des passagers aériens, qui permet de tracer les déplacements des terroristes : il est bloqué à Bruxelles parce que le FN a voté contre, avec la gauche.

 

L’interdiction des sites internet qui appellent à la violence et à la haine : les députés FN ont voté contre.

 

La mise en place de portiques de sécurité gare du Nord, à l’arrivée du Thalys : Marine Le Pen soutient que c’est inutile !

 

Le FN se nourrit des problèmes mais refuse toute solution. Car quand il n’y a plus de problème, il n’y a plus de FN. Le FN est une imposture. Le parti des solutions, c’est nous !

 

La réalité, c’est qu’en France, il y a ceux qui disent, et il y a ceux qui font.

 

Faites passer le message autour de vous !

 

 

ESPERANCE

 

Mes chers amis, il faut résister, mais il faut aussi redonner de l’espoir.

 

D’un côté nous avons des Franciliens pour qui la vie est chaque jour plus dure. Des Franciliens qui se fracassent sur le mur du chômage et des discriminations.

 

De l’autre, nous avons toute une jeunesse, et combien d’entrepreneurs, de créateurs, de familles, qui quittent l’Ile-de-France parce qu’elle ne sait plus leur offrir l’avenir dont ils rêvent.

 

Le mal français, le mal francilien, il sont là. Notre pays, notre région ne savent plus ni aider ceux qui veulent s’en sortir ni retenir et attirer ceux qui réussissent.

 

Face à une société qui a perdu tous ses repères, je veux recréer un rêve français et un rêve francilien.

 

Ici, à quelques centaines de mètres de la résidence de Napoléon Bonaparte, j’ose le dire : oui, il faut redonner une ambition à notre pays. Oui notre pays a une grande histoire.

 

Toute l’Europe vient de commémorer en grande pompe le bicentenaire de Waterloo. Mais nous, en 2005, nous n’avions pas su célébrer le bicentenaire d’Austerlitz.

 

Nous ne savons pas dire assez combien la France est grande et forte. Oui, la France est grande. Oui, la France est forte. Oui, elle est belle la France, et c’est pourquoi nous l’aimons. Si nous-même ne célébrons pas notre histoire, si nous-mêmes nous ne croyons plus dans nos valeurs, comment pourront nous y faire adhérer nos compatriotes ?

 

Ne baissons pas la tête devant tous les communautarismes.

 

Ne baissons pas la tête devant tous les déclinistes.

 

Ne baissons pas la tête devant tous ceux qui veulent nous culpabiliser d’avoir été et d’être ce que nous sommes.

 

Ma région sera conquérante, exemplaire et réconciliée. C’est la réponse à tous ces doutes, à toutes ces fractures.

 

Nous devons être fier de nos valeurs, fier de nos couleurs.

 

Oui, au bleu, blanc, rouge à nos fenêtres. Mais d’abord remettons des drapeaux aux frontons de nos écoles et de nos lycées. Inculquons à nos jeunes l’amour du drapeau comme ils ont l’amour du maillot.

 

Mais les symboles ne suffisent pas.

 

C’est pourquoi je propose de créer une réserve patriotique. Elle regroupera tous ceux qui aiment la France et qui veulent s’engager pour la protéger. J’organiserai, dans les lycées, dans les CFA, pour tous les jeunes, dès 16 ans, des formations aux premiers secours et à la sécurité, comme cela existe pour les pompiers volontaires.

 

Arrêtons de nous excuser. Arrêtons de nous flageller. Arrêtons de nous diminuer. Tous ceux qui ont la chance de voyager le savent. Malgré toutes ses difficultés, notre pays est un pays formidable. Malgré toutes ses douleurs, notre peuple est un peuple formidable.

 

La vérité, c’est que l’Ile-de-France devrait être la région de toutes les réussites.

 

Je n’ai pas peur de le dire : je veux faire revivre une fierté française et une fierté francilienne.

 

Redonner de l’espoir, c’est d’abord créer des emplois

 

C’est le plus grand échec de François Hollande. Partout en Europe le chômage recule. Sauf en France.

 

Non, il n’y a pas de fatalité au chômage. Toutes les grandes régions-capitale connaissent le plein-emploi. Toutes, sauf l’Ile-de-France.

 

C’est pourquoi je veux en finir avec les carcans idéologiques. Je veux être une présidente entrepreneure dans une région pro-entreprises. Il ne suffit pas de leur dire qu’on les aime. Encore faut-il leur offrir un cadre propice à leur épanouissement.

 

Je veux réindustrialiser l’Ile-de-France en misant résolument sur les filières d’avenir, comme le véhicule propre, l’avion du futur, les industries de santé ou le numérique.

 

Je donnerai la préférence aux PME et au produit en Ile-de-France dans les marchés régionaux.

 

Je doublerai le soutien au commerce et à l’artisanat.

 

Oui, ici, à l’ombre de La Défense, je n’ai pas peur de dire qu’au delà de quelques bonus indécents, la finance est un formidable gisement d’emplois qui fait vivre des centaines de milliers de familles. Sans finance française solide, pas de financement de nos entreprises, et pas d’indépendance économique. L’incertitude qui plane sur une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne est une opportunité pour notre région de relocaliser toute une industrie partie à Londres ces dernières années. David Cameron leur avait déroulé le tapis rouge. Faisons-les revenir pour créer des emplois chez nous !

 

Je veux aussi en finir avec nos blocages dans les transports. Oui, notre réseau ferroviaire est au bord de la rupture. Il faut le rénover d’urgence et créer de nouvelles lignes. Oui, il faut réinvestir massivement sur la route, car les bouchons paralysent et polluent notre région et nuisent à son attractivité.

 

Il faut enfin s’attaquer au scandale de la formation professionnelle. Moins d’un chômeur sur 10 à qui on propose une formation : c’est tout simplement indigne ! Je financerai 100.000 formations correspondant aux 100.000 emplois non pourvus chaque année dans notre région. Avec moi, aucune personne perdant son emploi ne se retrouvera sans formation.

 

Redonner de l’espoir, c’est aussi casser les ghettos.

 

Il n’est pas acceptable que tant de Franciliens vivent dans des quartiers où la mixité sociale n’existe plus, où l’insécurité règne, où les enseignants ne veulent plus enseigner.

 

Le Premier ministre a parlé d’apartheid urbain. Mais qu’a-t-il fait à Evry ? Il a continué à construire du logement très social là où il y avait déjà plus de 40 % de logements sociaux. Le ghetto, c’est comme ça qu’il se créé !

 

La mixité sociale, ça marche dans les deux sens. Pour en finir avec les ghettos, j’arrêterai de financer des logements très sociaux dans les communes qui en comptent déjà plus de 30 %.

 

Pour en finir avec les ghettos, je construirai du beau. Je préserverai l’identité pavillonnaire et restaurerai le charme de nos centre-villes et de nos villages, comme tu l’as fait mon cher Patrick, ici, à Rueil.

 

Oui, mes chers amis, je veux reconstruire notre région. Et pour cela, je financerai la construction de logements pour les classes moyennes que la gauche a arrêté de financer. J’aiderai aussi les Franciliens à acquérir leur premier logement en créant un prêt à taux zéro.

 

Redonner de l’espoir, c’est aussi redynamiser nos politiques culturelles.

 

Il y a la gauche qui, méthodiquement, depuis 2012, a sacrifié le budget de la culture comme jamais il ne l’avait été depuis sa création par le Général de Gaulle et André Malraux.

 

Il y a le FN qui propose de tout couper.

 

Et il y a nous. Dès le mois de juillet, nous avons pris l’engagement d’augmenter de 20 % le budget de la culture pour qu’aucun Francilien ne soit plus exclu de la création, et pour que notre région retrouve son rayonnement mondial.

 

La culture, nous la rendrons accessible à tous les lycéens, les apprentis, les étudiants. Car les professionnels de l’éducation le disent : l’incapacité à s’exprimer engendre la violence. On utilise ses poings quand on n’a pas les mots.

 

Redonner de l’espoir aux Franciliens, c’est enfin donner un avenir à chaque jeune.

 

J’assume de replacer la famille au centre du débat politique régional. Les familles franciliennes sont victimes de la double peine : elles sont assommées fiscalement par Hollande et méprisées par la gauche régionale. Eh bien moi, je vous le dis, ma politique régionale sera une politique familiale. Je relancerai le financement des crèches stoppé par la gauche. Je généraliserai la tarification au quotient familial dans les cantines. Je ferai de l’emploi des handicapés la grande cause régionale de l’année 2016. Et j’aiderai les aidants qui portent sur leurs épaules la lourde charge de la solidarité familiale.

 

J’engagerai également une lutte sans merci contre la drogue. Car donner un avenir à chaque jeune, c’est le préserver autant que possible du décrochage scolaire et des ravages de toutes les addictions. Oui, je financerai un programme « lycées sans drogue » et anti-dealers pour qu’on arrête de fermer les yeux sur ce fléau qui anéantit tant de familles.

 

Donner un avenir à chaque jeune, c’est aussi en finir avec les classes sans professeurs. Et c’est pourquoi, je donnerai accès aux logements sociaux de la région aux enseignants qui s’engagent pour cinq ans dans les établissements scolaires en pénurie.

 

Ma région, c’est celle du travail, du mérite et de l’effort.

 

Donner un avenir à chaque jeune, c’est en finir avec les inégalités et les pistons. Pour répondre à tous ces jeunes qui m’interpellent : « on ne trouve pas de stage », j’imposerai à tous ceux qui veulent une subvention de la région d’accueillir en contrepartie un jeune. Je créerai ainsi 100.000 nouveaux stages et contrats d’apprentissage ou d’insertion par an.

 

Je rendrai aussi le code de la route gratuit, d’abord pour les apprentis et les lycéens des lycées professionnels, puis pour tous les jeunes Franciliens, en vendant des plaques d’immatriculation personnalisées aux automobilistes qui le souhaitent.

 

Donner un avenir à chaque jeune, c’est encore placer l’entreprise au cœur de notre projet de formation. Je veux généraliser l’alternance pour tous, car une expérience en entreprise est le meilleur sésame pour décrocher un emploi. Je veux développer l’apprentissage dans le supérieur, car c’est le meilleur moyen pour les jeunes de toutes origines de financer leurs études. Je réserverai aussi les emplois jeunes aux très petites entreprises car c’est la meilleure garantie d’un emploi durable.

 

Parce que je crois à la valeur travail, je rétablirai les bourses pour les bacheliers mention Très Bien défavorisés. Parce que je crois à la valeur travail, je financerai des internats d’excellence. Oui, nous devons montrer à tous les jeunes des quartiers populaires comme des zones rurales, que le travail et le mérite à l’école seront récompensés. C’est la promesse républicaine qu’il faut faire revivre.

 

 

RENOUVEAU

 

Mes chers amis, la tâche est immense. Elle l’était avant le terrible drame du 13 novembre. Elle l’est plus encore aujourd’hui.

 

Nous, les politiques, nous ne pouvons plus nous dérober. Je ne veux pas qu’on nous renvoie la terrible phrase de Marc Bloch au lendemain de la débâcle de 1940 : « Nous venons de subir une incroyable défaite. À qui la faute ? (…) À tout le monde, en somme, sauf (à nous les politiques). »

 

Je veux assumer ma responsabilité. Je veux répondre à votre colère. Je veux être à la hauteur de notre Histoire.

 

Il va falloir du courage.

 

Le courage de débattre. Je n’ai jamais décliné un débat avec mes adversaires, contrairement à mon concurrent socialiste qui depuis qu’il est candidat a lâchement refusé toute confrontation.

 

Le courage de dire la vérité. Je ne vous ai jamais tenu un autre langage.

 

Le courage de faire des économies pour financer les vraies priorités. Je suis la seule à proposer un plan d’action entièrement financé, sans aucune hausse d’impôt, grâce à notre plan anti-gaspillage et de meilleure gestion destiné à en finir avec la gabegie et le clientélisme.

 

Depuis hier, les masques sont tombés. Benoît Hamon, que Claude Bartolone avait envoyé comme doublure au débat télévisé qu’il a fui, a vendu la mèche. Claude Bartolone a écrit dans sa profession de foi : « zéro augmentation de la fiscalité régionale pour les contribuables et les entreprises ». Nous savons aujourd’hui que c’est un mensonge. Benoît Hamon l’a dit hier et Monsieur Bartolone l’a confirmé ce matin. S’il est élu, c’est 220 millions d’euros d’impôts supplémentaires qui vont s’abattre sur les Franciliens. Des Franciliens qui n’en peuvent plus. Depuis 2012, selon Gilles Carrez, les entreprises franciliennes ont déjà subi une hausse d’impôts de un milliard, en plus de la flambée de toutes les taxes nationales. Et le matraquage va continuer. Plus d’impôts pour les entreprises, ce sont des salaires en baisse et des emplois en moins. Hollande, Bartolone, mêmes recettes, mêmes résultats : des impôts, toujours plus d’impôts, et toujours plus de chômage. La gauche ne sait pas faire autre chose que de vous prendre votre argent pour le dépenser. Monsieur Bartolone vous prépare un hiver fiscal. Eh bien moi, je vous le dis, j’irai chercher l’argent partout ailleurs que dans votre poche !

 

Oui, je suis la seule à proposer depuis des années le déménagement du siège de la région de l’autre côté du périphérique. La gauche nous dit qu’elle n’aime pas les riches. La vérité, c’est qu’elle aime vivre avec !

 

Il va aussi falloir avoir le courage de prendre des engagements en matière d’éthique. Nous sommes les seuls, avec mes 224 colistiers, à avoir signé une charte éthique pour mettre fin aux logements indus, aux emplois familiaux et aux conflits d’intérêts.

 

Le courage enfin de ne se consacrer qu’à vous.

 

Contrairement à mes adversaires, je ne viens pas à cette élection en rêvant à autre chose.

 

Je ne rêve pas de devenir ministre, comme Madame Cosse. Je ne rêve pas de devenir Premier ministre, comme Monsieur Bartolone. Je ne rêve pas d’être candidat à la présidentielle de 2017, comme Monsieur Dupont-Aignan.

 

Moi, je ne rêve que d’une chose. Je ne rêve que de l’Ile-de-France. Je ne rêve que de vous.

 

C’est pourquoi j’ai démissionné de la fonction publique.

 

C’est pourquoi, présidente de notre région, je renoncerai à tout autre mandat.

 

Présidente de la région, je ne cumulerai pas.

 

Dimanche, je me présente à vous en femme libre, sans privilège, sans filet de protection.

 

Mon choix, il est clair, il est net. Je vous choisis vous, rien que vous, et uniquement vous. Je choisis l’Ile-de-France à 100 %. Toute l’Ile-de-France, rien que l’Ile-de-France.

 

Je viens vers vous avec authenticité, avec honnêteté, avec sincérité.

 

Je m’appuie sur des valeurs : la liberté, l’autorité, la justice.

 

Je défends une vision : une région conquérante, exemplaire, réconciliée.

 

J’ai une conviction : nous vous devons beaucoup plus !

 

Ces valeurs, cette vision et cette conviction, je les porte en moi depuis des mois. Elles n’ont pas changé.

 

Depuis des mois, je trace le même sillon.

 

Oui, j’ai fait un rêve pour l’Ile-de-France.

 

J’ai rêvé d’une région plus sûre.

 

J’ai rêvé d’une région qui donnerait un avenir à chaque jeune.

 

J’ai rêvé d’une région sans ghetto.

 

J’ai rêvé d’une région qui fasse bloc pour résister et qui retrouve l’espoir.

 

Faisons vivre notre rêve.

 

Vous avez vu mon équipe.

 

Elle incarne toutes les sensibilités de la droite et du centre, et j’en suis fière.

 

Pour rassembler les Franciliens, il faut d’abord rassembler sa famille.

 

Mon équipe incarne le renouveau.

 

Elle est talentueuse.

 

Elle ressemble à l’Ile-de-France.

 

Albert Camus écrivait : « Notre monde n’a pas besoin d’âmes tièdes, il a besoin de cœurs brûlants ».

 

Oui, j’ai besoin de vos cœurs brûlants.

 

Il nous reste trois jours pour convaincre. Trois jours pour aller porter notre message partout, dans les rues, dans les gares, sur les marchés, dans les cages d’escalier, partout ! Sortez de chez vous, parlez autour de vous.

 

Avec vous, l’alternance est en marche.

 

C’est vous qui ferez notre victoire !

 

J’ai besoin de vous.

 

Aidez-moi à faire vivre nos rêves.

 

Aidez-moi à changer l’Ile-de-France.

 

Vive l’Ile-de-France.

 

Vive la France !

 
 

 

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