Mes chers amis,

Aujourd’hui est un jour important, c’est un jour fondateur : la droite et le centre lancent la bataille du projet pour la France et les Français, unis et fiers de leurs valeurs.

Pour nous, ici au Parc Floral, les choses sont claires : nos convictions passent avant nos ambitions.

Beaucoup d’entre vous ont eu le sentiment que la campagne présidentielle avait été escamotée ; que la confrontation des projets avait manqué.  Vous avez raison.

Nous avons échappé au pire : les Français ont fait barrage à l’extrême droite. Nous avons désormais un Président de la République et un gouvernement. Mais le cycle électoral n’est pas terminé. Voici venir le 3ème tour des élections nationales : les législatives. C’est le temps de choisir le programme que nous voulons pour la France. Et je suis venue vous dire qu’après une campagne présidentielle où rien ne s’est passé comme prévu, tout reste ouvert pour les législatives !

Emmanuel Macron a nommé un Premier ministre de droite : donnons-lui une majorité de la droite et du centre, un gouvernement entier de la droite et du centre pour mettre en œuvre le projet de la droite et du centre !  Il a mis un pied dans l’eau… en prenant un Premier ministre de droite… emmenons-le se baigner ! Il se dit « en marche » : emmenons-le jusqu’au bout du chemin !

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I. Alors je le sais, tout au long de cette campagne on va vous dire que le clivage droite-gauche n’a plus de sens. Qu’il est dépassé, usé, terminé. Quelle erreur ! Quelle faute ! Laisser « En Marche » avec comme seuls opposants l’extrême droite et l’extrême gauche ? Pas question !

Je ne crois pas à la confusion des idées, à l’effacement des valeurs. Le clivage droite-gauche est présent dans la mémoire de notre nation, dans son histoire, depuis la Révolution française. Il a un sens, une nécessité. Ce n’est pas une question partisane, pas une histoire de sectarisme : c’est une question de vision. La vision que la droite porte pour la France n’est pas la vision de la gauche. N’ayons pas peur de nos différences. Elles sont le sel de la démocratie. N’ayons pas peur du débat, un débat constructif. N’ayons pas peur de souhaiter une cohabitation apaisée, sereine, qui ne bloque pas les institutions mais qui fait avancer le pays. N’ayons pas peur d’affirmer qui nous sommes et soyons cohérents : nous sommes de droite et nous en sommes fiers !

Notre sommes fiers de notre histoire. Comme l’écrivait Honoré DE BALZAC : « Un long avenir demande un long passé ». Ce long passé, il fait notre richesse, il explique qui nous sommes : nous sommes une famille politique forte, structurante, enracinée dans l’histoire de France, liée à la grandeur de la France.

Nos valeurs – la liberté, l’autorité, le patriotisme, la transmission, la justice –, ce sont les valeurs qui ont marqué  les plus beaux moments de l’histoire de notre pays. Je pense aux exploits militaires de d’Artagnan, au siège de la Rochelle, aux réformes napoléoniennes. Je pense à la défense du capitaine Dreyfus face à l’ignominie, à l’appel du 18 juin 1940, en passant par la création de la Sécurité Sociale par le Conseil national de la Résistance, la construction européenne ou l’émancipation des femmes. Et plus proche de nous, je pense à la reconnaissance de la responsabilité de l’État français dans la déportation des juifs, je pense à l’opposition à la guerre d’Irak ou au Grenelle de l’environnement.

Notre histoire, elle est liée à l’histoire de la République. Les gaullistes, les libéraux, les radicaux, les démocrates-chrétiens, toutes ces forces de la droite et du centre se sont battues ensemble ; elles sont les artisans de cette « République forte et efficace » que le général DE GAULLE appelait de ses vœux en 1958 en fondant la Vème République.

C’est la République d’un peuple indépendant et fier qui doit être protégé par l’autorité de l’État, guidé par la mission fondatrice de l’école, stimulé par la passion de la liberté.

Nous sommes les héritiers de cette histoire. Et être des héritiers, cela nous pousse à être des bâtisseurs, en ne perdant jamais de vue la portée morale et politique de la droite. Notre culture. Notre ancrage. Notre identité singulière.

Alors oui, je crois à une droite authentique, bien dans ses valeurs, bien dans son histoire mais aussi bien dans son époque. Qui n’est pas l’ennemie du progrès. Qui travaille au renouvellement des pratiques politiques et à mieux gérer le pays mais qui, plus que tout, défend une certaine idée de la France.

La droite est là. Bel et bien là. Elle est ici au Parc Floral, avec ses alliés du centre. C’est une droite fidèle à ses idéaux et ouverte sur le monde nouveau. Une droite forte et conquérante qui n’est pas celle du repli et de la peur. Vous en êtes l’exemple vivant !

Il y a des Français qui sont plus attachés à la liberté qu’à l’égalitarisme.

Il y a des Français qui préféreront toujours la responsabilité individuelle à la culture de l’excuse.

Il y a des Français qui  comme l’écrivait François MAURIAC    « croient en l’homme ».

Il y a des Français qui pensent que la sécurité est la première des libertés.

Il y a des Français qui défendent l’indivisibilité de la République avant tout. Sans aucune compromission possible avec les communautarismes.

Il y a des Français qui croient en l’Europe mais aussi à la puissance des nations.

Il y a des Français qui croient que seule l’audace réformatrice  peut résoudre les problèmes de notre pays.

Ces Français, ils sont de droite et du centre droit, c’est comme ça. C’est culturel, c’est leur histoire, c’est familial, c’est leur caractère, et cela ne changera pas.      

Il nous appartient aujourd’hui de poursuivre cette histoire, à l’heure où la République, après cinq ans de quinquennat socialiste, est menacée. Par les mouvances terroristes. Par la montée des communautarismes. Mais aussi par les fossoyeurs de l’école de la République, du mérite et de la réussite. Par la tyrannie de l’égalitarisme. Par ceux pour qui justice rime trop souvent avec laxisme. Par les coupables obsessionnels qui à coup de repentirs permanents opposent les Français les uns aux autres au lieu de les rassembler. Par les partisans du relativisme et du multiculturalisme qui disent qu’il n’y a pas de culture française et qui nous font grandir dans l’oubli et le mépris de nous-mêmes, balayant l’esprit français et sa grandeur.

Il nous appartient de relever la France et de redonner espoir aux Français.

Nous sommes toujours aux côtés de tous ceux qui travaillent, qui entreprennent, innovent, qui créent, prennent des risques et font de la liberté le socle de notre société.

C’est l’union de la droite et du centre qui nous rend forts pour faire gagner notre projet pour la France ! Pour faire gagner la France ! Car chers amis, nous avons la responsabilité immense de créer une véritable alternance.

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II. L’enjeu est de taille : ce qui se joue dans un mois, c’est dessiner la France que nous voulons pour les cinq années qui viennent ! Et rien ne serait plus dangereux que de laisser « En marche » seul face aux extrêmes.

Notre pays est profondément fracturé et on le voit sur beaucoup de points, on l’a vu au second tour : extrême gauche et extrême droite convergent…

Les Français ont exprimé comme jamais leur colère, leur méfiance et leur désenchantement aux dernières élections. Au premier tour de l’élection présidentielle, 45 % de nos compatriotes ont voté pour les extrêmes. Cette colère, nous voulons, nous devons y répondre.

Le Front National ne sort pas grandi, c’est le moins qu’on puisse dire, de cette campagne présidentielle. Avez-vous vu le calamiteux débat du second tour ? Le FN y a montré son vrai visage. Un parti qui se nourrit des problèmes mais qui n’apporte jamais aucune solution.

Jugez le Front National à ses actes : ils dénoncent constamment les situations mais quand nous proposons des solutions… ils votent contre. Contre l’interdiction de la burqa. Contre l’interdiction des sites Internet violents qui appellent à la haine. Contre le fichier européen des passagers d’avion qui permettrait de traquer les terroristes. Et quand, à Strasbourg, on vote pour durcir les contrôles aux frontières des migrants, Madame Le Pen n’est pas là… Mais c’est normal au fond : parce que quand il n’y a plus de problèmes… il n’y a plus de Front National !

Dites-le autour de vous : le Front National c’est le parti qui vit de votre mal-être et qui n’y apporte aucun remède efficace. Le parti qui a les solutions crédibles, concrètes, c’est nous ! Vous le savez tous ici, la sortie de l’euro serait une catastrophe : dévaluation de notre monnaie, inflation, hausse du taux d’intérêt, et la fermeture des frontières aux importations nous exposerait à des sanctions qui frapperaient tous les secteurs qui exportent, de l’agriculture à l’industrie. Le programme du Front National, c’est la ruine des Français et un chaos social.

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III. Quant au programme d’ « En marche », ce n’est pas le nôtre ! Le programme d’ « En Marche », nous le combattons depuis le début.

Nous le combattons parce que ce programme n’a pas le courage réformateur nécessaire pour lutter contre le fléau du chômage. Parce qu’il va porter une nouvelle atteinte au pouvoir d’achat des Français qui sont écrasés d’impôts et qui n’en peuvent plus du matraquage fiscal qui s’est abattu sur eux pendant cinq ans de François Hollande. Parce qu’il n’a pas la fermeté indispensable en matière de lutte contre le communautarisme et l’islam radical.

Non, le programme « En marche » ne permettra pas de redresser le pays. Le programme de redressement, c’est le nôtre. Et nous allons nous mobiliser jour après jour jusqu’au 18 juin, date symbolique pour le défendre ! Parce que nous ne baissons pas les bras. Parce que nous ne baissons pas la tête. Parce que c’est toute la noblesse de la politique : se battre pour ses idées. Se battre pour plus de justice et de liberté.

Nous, nous voulons restaurer l’autorité de l’État et de la loi. La majorité pénale à 16 ans. Le rétablissement des peines planchers. La suppression des réductions automatiques de peine. La fin de l’immigration incontrôlée.

Nous, nous voulons plus de sécurité et réaffirmer l’unité de la Nation. Une lutte impitoyable contre le terrorisme. L’expulsion automatique des étrangers liés à des réseaux terroristes. L’inculpation des fichés S radicalisés pour intelligence avec l’ennemi. La déchéance de nationalité pour les Français partis faire le djihad. La dissolution des mouvements salafistes. Nous nous battons aussi pour l’égalité entre les hommes et les femmes qui n’est pas négociable sur le territoire de la République.

Nous, nous voulons plus de pouvoir d’achat pour les classes moyennes et populaires. Le retour des heures supplémentaires défiscalisées pour valoriser ceux qui travaillent. Avec nous, le travail payera plus que l’assistanat. Nous voulons la baisse des charges. La baisse de l’impôt sur le revenu pour tous les ménages grâce à la réduction de la dépense publique. La revalorisation des petites retraites. En un mot : des mesures de justice sociale. Le projet du gouvernement, c’est dès juillet l’augmentation de la CSG : nous nous y opposons résolument. Car qui en paiera cash les conséquences ?  Tous ceux qui touchent plus de 1 200 euros par mois. Avec François Hollande on était riche à 4 000 euros ; avec « En Marche », c’est à partir de 1 200 euros !

L’urgence sociale de la France, c’est la lutte contre le chômage. Contre le chômage, nous n’avons pas tout essayé ! Nos voisins ont réussi. Il nous faut le courage de faire comme eux. C’est pourquoi nous avons gardé l’audace réformatrice de notre projet présidentiel sur les retraites, l’assurance-chômage, la baisse des fonctionnaires pour baisser les impôts et les charges. C’est comme ça que les autres pays européens ont relancé la dynamique d’embauche, attiré les entreprises sur leur sol et vaincu le fléau du chômage. La tisane d’ « En Marche » ne suffira pas !

La priorité de la France, c’est aussi la sécurité. J’étais hier place de la Chapelle, une zone de non-droit en plein Paris où les femmes n’osent plus sortir de chez elles parce que les hommes les harcèlent en permanence, les insultent, les agressent. Une zone de non-droit où l’égalité femmes-hommes et la liberté de circulation sont piétinées. Où les trafics en tout genre fleurissent en toute impunité. Où les migrants dorment partout dans la rue. Où les commerces ferment. Une zone de non-droit où l’État ne fait rien. Mais il y en a tant d’autres sur tout le territoire ! J’attends pour ces Françaises et ces Français harcelés au quotidien qui demandent à vivre chez eux dans la tranquillité, que l’État prenne enfin ses responsabilités et assure leur sécurité.

Vous le voyez, notre projet sans angélisme et avec lucidité, avec le courage de la vérité, est le véritablement projet de redressement du pays.

Alors oui, mes chers amis, nos candidats ont beaucoup d’atouts pour remporter les législatives : le renouvellement, la compétence, l’ancrage dans les territoires, l’alliance de la droite et du centre. Chez nous, la règle est claire et elle est respectée : pas de débauchage, pas de marchandage, pas de parachutage !

Nos candidats ont un visage, le visage de ces femmes et de ces hommes de France que vous venez d’entendre, de nos candidats qui portent notre projet, qui le défendent bec et ongles, sur le terrain, au plus près des Françaises et des Français. Ce sont eux qu’il nous faut demain sur les bancs de l’Assemblée nationale !

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C’est cette voix d’une droite et d’un centre authentiques que nous devons porter sur tout le territoire dans les semaines qui viennent. Au plus près de nos concitoyens. C’est une question d’énergie. C’est une question de  sincérité. C’est une question de conviction. C’est le combat qui nous unit : notre combat pour la France que nous voulons, la France que nous aimons, la France que nous défendons !

Comme le disait André MALRAUX : « Le caractère est la vertu des temps difficiles. » Alors ensemble nous allons faire preuve de caractère ! De tempérament ! Nous allons nous engager à fond ces prochaines semaines pour notre projet, fidèles à nos valeurs ! À fond pour faire gagner nos idées, nos candidats, avoir une majoritépour faire gagner la France ! Vive la République et vive la France. 

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