Hommage à Samuel Paty : « Face au fanatisme, ni oubli, ni compromis »

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À l’occasion du funeste anniversaire de la mort de Samuel Paty, la présidente de la région Île-de-France rend hommage à l’enseignant et affirme vouloir combattre l’obscurantisme islamiste et défendre les valeurs de la République.

L’assassinat de Samuel Paty reste pour nous tous une terrible blessure. En ce jour de souvenir, nous pensons à sa famille et à ses amis et nous revoyons l’homme engagé qu’il était.

Le professeur Paty ne fut pas frappé au hasard. Il fut frappé parce qu’il incarnait la parole de la République devant sa jeunesse. Il incarnait, par-delà les origines et les religions, l’Homme qui cherche à unir les différences et à élever les consciences.

En cela, Samuel Paty était un rempart contre le totalitarisme islamiste, lui qui maudit la liberté, l’égalité et la fraternité. Ce rempart ne doit pas céder, et il ne cédera pas tant que le souvenir de Samuel Paty continuera de nous alerter.

Face aux fanatiques, il n’y a pas d’oubli et pas de compromis possibles. C’est un combat intellectuel et moral ; un combat de civilisation entre la culture et l’obscurantisme.

Durant la IIIe République, nos professeurs qu’on surnommait les «hussards de la République», avaient derrière eux tout un pays qui ne transigeait pas avec la laïcité, avec la transmission du savoir, avec le civisme et le patriotisme aussi.

Disons-le, si Samuel Paty fut harcelé par certains, si le bras du terroriste n’a pas hésité, c’est parce que la République française n’a pas su se défendre résolument.Valérie Pécresse

Aujourd’hui, nos enseignants doivent recoller les morceaux d’une société morcelée et violente. Une société qui doute d’elle-même. Leur tâche est décisive car l’école est la fabrique de la France. Ils ne doivent pas trembler sur les valeurs de la République, dont celle de la laïcité, car s’ils tremblent alors la République tombera un jour. Ils doivent être sûrs de leur cause. Ils doivent être soutenus par leur hiérarchie. Leur autorité doit être respectée, et au premier incident la sanction doit tomber. Et puis, ils ne doivent plus se sentir seuls dans la bataille.

Disons-le, si Samuel Paty fut harcelé par certains, si le bras du terroriste n’a pas hésité, c’est parce que la République française n’a pas su se défendre résolument.

Nous devons, nous les élus, les citoyens, les parents, nous dresser aux côtés de nos enseignants. Nous devons être leur armée, fiers d’être du pays des droits de l’Homme, fiers d’être républicains et Français.Valérie Pécresse

Cela doit changer. Nous devons, nous les élus, les citoyens, les parents, nous dresser aux côtés de nos enseignants. Nous devons être leur armée, fiers d’être du pays des droits de l’Homme, fiers d’être républicains et Français.

Nous sommes tous invités au combat pour la Liberté. Nous devons le livrer pour toutes les victimes innocentes du terrorisme.

Nous le devons à Samuel Paty afin de pouvoir lui dire : «Monsieur le professeur, votre engagement n’était pas vain, votre espoir d’une France fraternelle n’était pas une utopie, la République que vous vouliez ne baissera jamais les bras !»

Ensemble, nous ferons triompher – comme l’aurait sûrement voulu Samuel Paty – ce qu’il y a de juste et de beau dans notre pays.