« Je saurai rassembler. J’ai un projet. Oui je suis prête à présider la France »

Ma lettre aux maires
19 novembre 2021
«  Je suis dans le faire pas dans le plaire »
22 novembre 2021

Mes chers compagnons, mes amis,

Nous voici de nouveau réunis, et j’en suis profondément heureuse. Au mois de septembre vous m’avez tendu la main en acceptant que je puisse être votre candidate à la Présidence de la République. J’ai été sensible à votre geste, qui m’honore et m’engage. C’est pour cela que je suis revenue dans la famille et que j’ai accepté dès le début toutes les règles du jeu collectif que vous avez fixées, car pour rassembler son pays un chef doit d’abord rassembler ses amis. 

Oui, jeune gaulliste, j’ai appris au côté de Jacques Chirac à « chasser en meute ». Tu étais déjà là cher Christian, aux avant-postes, et je veux te remercier des efforts constants que tu as déployés, avec notre Président d’Honneur Gérard Larcher, pour réunir la famille. Merci aussi à Jean Léonetti, d’avoir cru dès le début que nous pourrions sélectionner notre candidat par des débats sereins et constructifs. Merci à vous, parlementaires, élus locaux, cadres, responsables jeunes de notre mouvement d’avoir refusé les divisions inutiles et d’avoir donné toutes ses chances à la démocratie militante.

Aujourd’hui, après avoir déjoué tous les pronostics pessimistes et malveillants, je vous l’affirme avec certitude : le 4 décembre nous serons tous rassemblés et mobilisés derrière celui… ou celle – je ne vous cache pas que j’ai une certaine préférence – que vous aurez désigné pour aller battre Emmanuel Macron.

Car oui, je le sais, je le sens, la victoire est à notre portée ! Et tout est possible grâce à vous et à notre résistance. Contrairement à d’autres, nous n’avons pas bradé nos convictions à la foire aux trahisons. Nous avons tenu la barre de la droite. 

Au Parlement, avec Bruno, avec Damien et avec François-Xavier, nous n’avons rien lâché. Dans nos communes, départements et régions nous avons renforcé nos positions. Aux élections régionales, Emmanuel Macron a lancé contre moi cinq de ses ministres. C’est dire qu’il me redoute. Dans une région qu’il croyait acquise, je leur ai fait regretter le voyage.

Oui mes amis, à six mois des présidentielles, la Droite est de retour ! Ne croyez pas les sondages, vous l’avez tellement vécu : « les  sondages, ça va et vient comme la queue du chien ». Notre victoire nous allons l’arracher. La présidentielle est une affaire d’envie. Cette envie, je l’ai, et, avec vous, je suis là pour gagner. 

Notre pays sort abîmé de deux quinquennats, l’un pour rien, l’autre pour presque rien. Montée de la violence. Macron/Hollande, même échec ! Dette et déficits ? Record historique ! Immigration ? Pire qu’avant ! Et le « nouveau monde » ? Abstention massive, gilets jaunes, wokisme en force, extrême droite au zénith ! La déconstruction est en marche.

Voilà où nous a mené la présidence caméléon du « en même temps » et du « moi d’abord ». Jupiter aura étouffé tous les corps intermédiaires. A force de vouloir être partout, le Pouvoir s’est révélé, tout à la fois, asphyxiant pour les Français et impuissant à régler les priorités nationales. 

Il faut que ça s’arrête. La France a besoin de nous. Nous incarnons l’Ordre, la Liberté et la justice. Nous sommes les héritiers d’une histoire qui ne vibre pas aux paroles capitulardes de Pétain mais au souvenir des marins rebelles de l’Ile de Sein. De Gaulle, Malraux, Pompidou, Chirac, Sarkozy, et tant d’autres encore… Comme vous, je ne les oublie pas, je ne renie rien, je prolonge le combat ! 

C’est un combat pour la République française que ni l’indécision du pouvoir actuel, ni la démagogie des extrêmes ne sont capables de redresser d’une main ferme et juste. 

C’est un combat pour la souveraineté. Une souveraineté crédible et active. Pas une souveraineté à crédit. Avec Macron, les chèques sont de  la dette. Avec Macron, l’addition c’est après l’élection. Pas non plus une souveraineté naïve, sans réciprocité commerciale et politique. Pas plus qu’une souveraineté retranchée derrière une nouvelle ligne Maginot.  

Je veux une France debout, en tête de l’Europe, une France qu’on respecte dans le monde, pas une France chutant en seconde division. Il ne tient qu’à nous de reprendre le contrôle de notre destin. Nous ne sommes condamnés, ni au grand déclassement, ni au grand remplacement. Ni à la chienlit, ni à la faillite. Je veux remettre de l’ordre dans la rue et de l’ordre dans notre économie.

Si je porte un projet de franche rupture c’est parce qu’il n’y a plus de temps à perdre. Il faut tout dire avant l’élection plutôt que d’hésiter après. Et puis, j’ai la conviction que les Français en ont plus qu’assez des demi-mesures. 

On me dit parfois que « jy vais trop fort ». Oui, je ne cherche pas à plaire, je veux faire ! Et puis, si nous n’agissons pas maintenant et puissamment, quand le ferons-nous ? Lorsque la Chine fera de nous un comptoir sur ses routes de la soie ? Lorsque les policiers jetteront leurs menottes aux pieds des voyous ? Lorsque les Français seront des étrangers dans leur propre pays ? 

L’urgence est sous nos yeux : identitaire, sécuritaire, économique, écologique, européenne aussi car l’Europe doit se ressaisir, et elle ne se ressaisira que si la France est forte. Mais pour être forte à l’extérieure, la France doit être forte à l’intérieur.

On ne pilote pas l’Europe, pas plus qu’on n’impressionne Pékin, Washington, Moscou ou Ankara lorsqu’on est faible chez soi, couvert de dettes, bousculé par des black blocs, ou encore faisant pénitence pour des crimes contre l’humanité que nous n’avons pas commis.    

Il faut réagir vite, la main ferme. Je suis prête. J’ai l’autorité et l’expérience. Avec le soutien de Nicolas Sarkozy et François Fillon, j’ai tenu neuf mois face à la rue pour réussir la réforme des universités. Entre 2011 et 2012, j’ai géré les finances de notre pays en pleine tempête financière. 

J’ai conquis et je dirige une grande région. Riche mais terriblement inégalitaire. Urbaine mais aussi rurale.  Je connais les colères et les injustices d’une société bloquée, où les classes populaires ont perdu le rêve de monter plus haut et ou les classes moyennes ont la hantise de chuter plus bas. 

Ascenseur social en panne, pouvoir d’achat en berne, on ne réglera pas le problème à coup de chèques. On le réglera par une nouvelle croissance pas par la décroissance, par une autre politique de l’emploi, par un sursaut éducatif et de formation, par une vraie revalorisation du travail et par une baisse des charges et des impôts qui n’est possible que si l’Etat est mieux géré, ce qui n’a pas été fait depuis cinq ans.  

Je rappelle au Président Macron qui a cramé la caisse, mais aussi à Mme Le Pen qui veut revenir à la retraite à 60 ans, que pour gagner collectivement plus, il faut travailler plus, il faut produire tous, et il faut dépenser moins. Tout autre discours est mensonger et antisocial car on ne sauvera pas notre modèle social avec des assignats. 

A la tête de l’Ile de France, je suis debout et en première ligne face aux adversaires de la République. Ceux qui tiennent des checkpoints pour protéger leurs trafics et leurs rodéos. Ceux qui répandent sur notre sol un nouvel antisémitisme. Ceux qui veulent imposer leur foi sur nos lois. Islamo-gauchistes et autres indigénistes ont saisi la justice contre moi. Je ne cède pas. Je refuse toute subvention aux associations qui ne respectent pas la République et la laïcité. J’interdis le port du burkini dans nos îles de loisir. La femme française, je la veux libre et fière, ni enfermée chez elle, ni harcelée dans la rue.

Ma France ne sera jamais soumise. Je soutiens et soutiendrai indéfectiblement nos forces de l’ordre. Je mettrai le paquet sur notre justice afin que la peur change de camp. Impunité zéro. Je ne fais ni dans l’angélisme, ni dans la repentance, ni d’ailleurs dans la lutte des races, car au-delà des origines et des prénoms, je regarde ce qu’il y a dans le cœur des femmes et des hommes, et si ce cœur est courageux, honnête, s’il est patriote, alors il est des nôtres ! N’oublions jamais la devise de la Légion étrangère « Français, non par le sang reçu mais par le sang versé ».

Tout commence dans les familles de France dont je veux soutenir la natalité, en revenant à l’universalité de notre politique familiale. Tout se poursuit à l’Ecole, là où nos enfants doivent apprendre à aimer leur pays. Nous n’avons pas à rougir d’avoir eu des héros. Ils doivent être guidés sur les chemins de la culture et de la raison, contre l’ensauvagement des émotions, contre les complotismes. 

La transmission de notre langue et de nos sciences doit être la priorité du socle des connaissances fondamentales. D’ici cinq ans, nous devons nous donner pour objectif de retrouver  les meilleures places dans les classements internationaux car il est indigne de la patrie de Molière et d’Hugo, de Curie et de Charpak, d’être à la traine.

Je me bats pour une fierté française retrouvée, car un peuple fier est invincible. Oui, il existe une identité française, une culture française, un art de vivre à la française, en un mot une civilisation, et tout cela doit défendu. Défendu notamment aux frontières car l’immigration non contrôlée, non assimilée, peut disloquer une Nation. Oui, il y a un lien entre immigration et terrorisme islamiste, un lien aussi entre immigration et délinquance. Un lien ce n’est pas un signe égal, mais si nous voulons résoudre les problèmes hors de question de s’aveugler plus longtemps.

L’immigration actuelle doit être stoppée. On choisit qui on accueille, asile pour les persécutés, charters pour les clandestins. 

Ma France est ferme, car elle veut être respectée, mais elle est aussi humaniste et universelle, attentive au sort du continent africain dont dépend notre propre sort, fraternelle avec les chrétiens d’orient et amie de la francophonie. Oui, universelle, car la liberté tricolore, elle qui monta sur les barricades contre les injustices, cette liberté doit parler à celles et ceux qui dans le monde sont asservis, bâillonnés ou voilés, comme à Kaboul. Pour eux, la France doit toujours être cette lumière qui cligne dans la nuit un espoir de liberté qui ne s’éteindra jamais. 

Mes chers amis, avec vous, je restaurerai la fierté française, parce qu’une Nation fière va de l’avant, c’est une nation qui ne tremble pas devant l’adversité. Avec la France, rien n’est jamais fichu. Il suffit d’un homme ou d’une femme qui se dresse et dit « non ». Non au renoncement, non au découragement, non au déclin, mais « oui » à l’action, oui au courage, oui à l’espérance. Je vous l’assure, rien n’arrête un peuple qui se lève pour retrouver sa fierté et conquérir son bonheur.

Je sais que sur le chemin de la victoire, il y aura des obstacles, des vents contraires. On nous attaquera, on nous repoussera, mais nous passerons par la force de nos idées et par notre unité sans faille.

Ceux qui voudront nous faire barrage ne savent pas ce qu’est une femme qui ne lâche rien. Une française libre qui a la France au cœur. Alors oui je sollicite votre confiance. Sachez-le, je suis totalement, entièrement, viscéralement déterminée, prête à engager le combat, je suis prête à présider la France.

Vive la République et vive la France.