Pour que toutes les femmes se sentent protégées

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A l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes, je tenais à réaffirmer avec force, que je mettrai tout en œuvre dans mon projet pour la France pour lutter contre les violences qui leur sont faites.

C’est un combat que je mène depuis longtemps et qui est un des fils rouges de mon engagement en tant que femme politique.

Dès 2002, alors jeune députée des Yvelines, j’avais lancé le débat sur le harcèlement et c’était une notion nouvelle car cela n’existait pas dans le code pénal dans la sphère privée ou dans la rue. J’avais aussi contribué à renforcer l’arsenal législatif et réglementaire visant à lutter contre les des mariages forcés dans une proposition de loi dont j’étais la rapporteur.

Au cours des débats, j’ai fait des propositions concrètes pour permettre aussi aux enfants co-victimes d’être protégés, et notamment la mesure d’éloignement du domicile de l’auteur des violences, les victimes devaient toujours à l’époque quitter le domicile conjugal. Elles étaient ainsi doublement pénalisées.

À la tête de ma Région, j’ai fait de ce combat une priorité de mon mandat, la grande cause régionale de 2017.

Nous avons ainsi consacré 200 logements sociaux, chaque année, à l’accueil des femmes victimes, mais aussi mis en place un numéro d’alerte 3117 pour les transports dédié aux violences sexistes et sexuelles. Nous avons instauré les arrêts de bus à la demande la nuit pour sécuriser le retour des femmes chez elles. Nous avons aussi soutenu le numéro d’appel 3119 pour les femmes victimes pour qu’il passe au 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

Nous proposons aussi aux femmes et à leurs enfants des séjours de répit et un accompagnement juridique et social dans leur parcours judiciaire. Nous nous appuyons sur l’expertise unique en France de notre organisme le Centre Hubertine Auclert et de l’observatoire régional des violences faites aux femmes notamment dans les actions de prévention menées auprès des jeunes.

En tant que candidate à la Présidence de la République, j’ai souhaité faire plusieurs propositions pour le pays.

Car force est de constater que malgré le Grenelle des violences conjugales lancées par le Gouvernement en 2019, le nombre de féminicides ne baisse pas.

En priorité, je veux que toutes les plaintes pour violences intra familiales soient instruites dans les 72 heures et jugées dans les 15 jours (3 mois maximum en cas d’appel). C’est ce que l’Espagne a fait, elle qui a réussi à diminuer de 25% le nombre de féminicides.

Je triplerai les amendes pour le harcèlement de rue aujourd’hui, plus faibles qu’une amende pour excès de vitesse ! et un recouvrement accéléré et prioritaire pour ce type de faits. Les harcèlement de rue ne cessent de croître et instaurent une forme de « police du vêtement » dans certains territoires. C’est intolérable pour toutes les femmes.

Parce qu’il est primordial de faciliter l’accès aux dépôts de plainte, je veux que les femmes victimes de violence puissent déposer une pré-plainte en ligne avec le déclenchement d’un rendez-vous avec l’officier de police judiciaire dans les 48 heures. De trop nombreuses femmes n’osent pas porter plainte de peur de ne pas être entendues, de ne pas être crues ou parce que les démarches sont dissuasives et compliquées. Ou encore, tout simplement, par manque de temps dans leurs vies surchargées.

Mon garde des sceaux veillera enfin à ce que les Téléphones Grave Danger ou les bracelets électroniques d’éloignement soient utilisés par les juges.

Nous pouvons inverser la hausse tragique du nombre de femmes qui meurent en France sous les coups de leur compagnon. Pour cela, l’éducation est clé : je mettrai l’accent sur la prévention et la sensibilisation aux questions d’égalité femmes-hommes, de respect, de consentement dès la fin de primaire et l’entrée au collège.

Il n’y a pas de fatalité à la violence.

Je veux que toutes les femmes de France se sentent considérées et mieux protégées.