« Pourquoi je voterai Valérie Pécresse » par Jean-Pierre Gorges, maire de Chartres

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Valérie Pécresse + élus

Je soutiens la candidature de Valérie Pécresse. Je l’avais dit avant les deux premiers débats télévisés. Ceux-ci ont renforcé ma conviction. Elle est sereine et précise, prête à affronter et à  apaiser les passions françaises. Comme toujours  « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ». Un de ses concurrents parle-t’il de moratoire, elle rappelle que ce mot a un sens, qu’on ne peut pas être dans l’à peu près quand on veut gouverner la France : ce serait échouer avant d’avoir commencé. Sa candidature apparaît ainsi comme une évidence, sans théâtre, sans formules définitives qui ne trompent plus personne. Elle ne lance pas d’exclusive, elle ne s’est jamais reniée. Elle saura d’autant mieux rassembler.


Cette clarté tranquille l’éloigne de toute tentation extrémiste, de celles qui provoquent les révoltes sans apporter de solutions. Prenez l’immigration. On pourra en débattre 107 ans. Mais tant que la Loi sera bafouée, tant que les reconduites à la frontière ne seront pas exécutées, même au terme de toutes les procédures judiciaires, on n’aura rien fait. Faire, le défi est là. C’est LE reproche que ses électeurs font à la droite. Comme à la gauche d’ailleurs. Cette impuissance nourrit les faux prophètes. Elle porte un espoir, et rejette donc les déclinismes, ces mauvais apôtres du « tout est foutu ».


D’autres grands pays européens ont traversé ces époques difficiles. Pendant toute la décennie 70, on riait de la déconfiture apparemment inexorable de l’Angleterre socialiste d’Harold Wilson. Vint Margaret Thatcher, simple et claire. Tranquillement inébranlable. A la fin des années 90, on doutait que l’Allemagne puisse digérer sa réunification sans perdre sa compétitivité. Au même moment, Lionel Jospin héritait d’une France à la croissance plus forte que sa voisine d’outre-Rhin. Là-bas, le socialiste Schroeder fit les réformes, quitte à perdre les élections. Angela Merkel les reprit, rassembla autour d’elles, les consolida.  Tranquillement. On voit le résultat.


Deux femmes. Ce n’est pas un hasard. Dans nos sociétés chamboulées, elles ont un sens inégalé de la permanence et de la durée. De l’adaptation aussi, car elles sont dans le concret, dans l’action. Elles savent ( mieux que nous ?) qu’elles-mêmes et leurs familles seront les premières victimes des illusions grandiloquentes et de leurs marchands. Quand elles s’engagent, elles se donnent les moyens de tenir leurs promesses.


Car la France sait mal se réformer. Son Histoire le montre, il nous faut traverser des tragédies, intérieures ou venues d’ailleurs, pour retrouver l’espoir, des idées claires et le chemin de la prospérité.


Valérie Pécresse n’a jamais fait assaut de démagogie. Ministre du Budget pendant la pire crise financière qu’ait connue la France et le monde depuis 1929, elle n’a jamais menti aux députés membres de la Commission des Finances. J’en témoigne. Elle a été élue Présidente de la Région Ile de France contre bien des pronostics. Et pas avec l’appui des socialistes. Elle n’a jamais trahi son camp, et n’a donc pas besoin de donner des preuves de sincérité. Efficace, elle a été réélue, toujours clairement. Elle préside la Région-Capitale, mais elle n’est pas jacobine : les Franciliens subissent aussi les conséquences désastreuses du parisianisme. Elle sait que le sursaut de la France viendra de ses territoires. Et non de l’entre-soi des soi-disant « élites » qui, comme à la fin de l’Ancien Régime, étouffent le pays sous les normes, les règlements et la dette.  


Elle mérite la confiance des Français. N’écoutez pas les  commentateurs déplorer que le « plateau » des Républicains soit aujourd’hui moins prestigieux que celui de 2016-2017, qui comptait deux anciens Premiers Ministres et un ancien Président de la République. Ils devraient se demander au contraire si ce n’est pas là le problème. Dans les grandes démocraties, celui qui perd les élections générales prend sa retraite politique. Sauf en France…


Valérie Pécresse arrive au bon moment. Elle a l’expérience et l’enthousiasme. Elle aime la France. Elle est prête.