Mes propositions pour la famille


« Dans une époque en mouvement, les Français se tournent vers le point fixe qu’est la famille. »

Valérie Pécresse, Le Figaro, 24 août 2021. Consulter l'article.

Relancer durablement la natalité pour toutes les familles

  • Créer une véritable prime à la natalité avec une allocation familiale versée à tous les parents qui auront un 1er enfant, de 900 euros par an et jusqu’à ses 18 ans.
  • Augmenter les allocations pour les familles de deux et de trois enfants.
  • Restaurer l’universalité des allocations familiales qui seront versées à toutes les familles sans conditions de ressources, en fonction uniquement du nombre de leurs enfants. Un million de familles verront de ce fait leurs allocation augmenter.
  • Restaurer l’universalité du complément de mode de garde en supprimant les conditions de ressources afin de développer l’accès aux assistantes maternelles agréées : 500 000 familles des classes moyennes bénéficieront d’une aide accrue et 200.000 familles nouvelles en profiteront.

Permettre le développement de la vie familiale à domicile

  • Doubler le crédit d’impôt pour développer les emplois de service à la personne et réduire considérablement le reste à charge : 50 % du coût total d’un emploi à temps plein sera ainsi couvert, qu’il s’agisse de garde d’enfants, de maintien à domicile de nos aînés ou de soutien à la vie familiale.
  • Faire que la taxe sur les salaires ne s’applique qu’au-delà de deux emplois (au lieu d’un seul aujourd’hui).
  • Conférer aux aidants familiaux s’occupant d’enfants handicapés ou d’aînés dépendants un véritable statut en termes d’indemnisation et d’aménagements de leur vie professionnelle.
  • Instaurer un droit de demander (« right to request ») un aménagement du temps ou du lieu de travail dans les entreprises de plus de 10 salariés pour s’occuper d’un proche, l’employeur ayant le droit de refuser mais devant motiver son refus (système britannique.

Protéger les familles les plus fragiles

  • Soutenir les familles monoparentales en défiscalisant les pensions alimentaires, en particulier celles des mères (bénéficiaires de 97% des pensions alimentaires).
  • Déconjugaliser l’allocation aux adultes handicapés pour ne pas pénaliser les personnes en situation de handicap qui veulent vivre en couple, et risquent de perdre leur allocation adulte handicapé.

Accompagner nos adolescents et nos jeunes dans leur passage à l’âge adulte

  • Instaurer un congé parental aménageable pour chaque parent, qui pourrait être pris à différents âges de l’enfant jusqu’à ses 18 ans, afin de l’accompagner en cas de difficultés scolaires ou de problèmes de santé physique ou mentale.
  • Mobiliser la réserve éducative, notamment composée de jeunes étudiants et de professeurs retraités, pour l’aide aux devoirs dans les établissements scolaires.
  • Développer l’apprentissage en permettant à toutes les entreprises de moins de 10 salariés de prendre un apprenti grâce à une exonération totale de charges patronales.
  • Faciliter la transmission de patrimoine vers les jeunes pour financer leurs études ou leurs projets de vie, avec un don défiscalisé possible tous les six ans pour les parents et les grands-parents, d’un montant maximum de 100.000 euros, et des dons défiscalisés possibles aussi tous les six ans pour les oncles, tantes et fratries.
  • Créer une banque des jeunes pour assurer le financement des études pour tous, avec un remboursement différé après l’entrée dans la vie active, et conditionné à un niveau minimum de revenu.

Sanctuariser les ressources de la politique familiale

  • Arrêter la ponction systématique des excédents de la branche famille (3 milliards en 2020).
  • Lutter davantage contre les fraudes et consacrer ces ressources à toutes les familles.
  • Instaurer pour les étrangers non européens un délai de cinq ans de résidence régulière en France pour toucher ces prestations afin de mettre un terme aux primes à l’illégalité qui renforcent l’immigration clandestine.