Mes propositions sur les dépenses publiques et la fiscalité


« Je souhaite un choc de transmission de patrimoine, tout de suite ! Il faut que la France redevienne une société de l'innovation et non plus de précaution excessive. Ma stratégie économique, qui est aux antipodes de celle - suicidaire - de la décroissance, c'est produire plus, produire mieux et produire local. »

Valérie Pécresse, Les Echos, 17 septembre 2021. Consulter l'article.

4 grandes réformes pour moins de dépenses et plus de croissance

  • Supprimer 150 000 postes dans l’administration administrante afin que l’État se recentre sur ses trois missions prioritaires - protéger, éduquer et soigner- pour lesquelles des postes supplémentaires pourront être créés.
  • Mener la réforme des retraites en augmentant l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans tout en assurant un meilleur niveau de vie à ceux qui ont cotisé toute leur vie par le versement d’un minimum contributif égal au SMIC net en 2030.
  • Réformer l’Assurance chômage en renforçant la dégressivité afin d’accélérer le retour à l’emploi tout en prenant en compte la situation particulière des seniors.
  • Décentraliser des blocs de compétences pour simplifier le mille-feuille administratif français, supprimer les doublons et rapprocher les politiques publiques des citoyens. Les régions se verraient ainsi confier Pôle emploi, les missions locales, la rénovation urbaine ou la présidence des Agences régionales de santé et seraient évaluées par des indicateurs de performance.

Moins de normes et de bureaucratie inutiles

  • Mettre en place un « comité de la hache » qui aurait toute latitude pour mettre en œuvre la simplification administrative qu’on nous promet depuis 20 ans et ainsi diviser par trois les codes juridiques et supprimer 500 des 1 500 structures para-étatiques.
  • Limiter le pouvoir d’amendement des parlementaires aux grands principes pour éviter que la loi et l’ensemble des normes ne rentrent dans des détails qui deviennent, la plupart du temps, des contraintes.
  • Libéraliser le temps de travail qui sera négocié par branche ou par entreprise pour s’adapter aux nouvelles façons de travailler : il sera possible de rester aux 35 heures et en cas d’absence d’accord, la durée du travail sera de 39 heures payées 39.
  • Créer une loi grand projet afin que la justice se détermine plus rapidement et ne les bloque plus pendant plusieurs années. Au-delà d’un certain montant d’investissement public, un projet sera considéré comme d’intérêt majeur par nature.
  • Arrêter le vote de lois qui surtransposent les directives ou qui s’avèrent plus contraignantes que la moyenne européenne, un fléau proprement français.

Une fiscalité repensée en faveur de la compétitivité et du pouvoir d’achat

  • Mettre en place un « choc de transmission de patrimoine » en créant un régime de donations défiscalisées jusqu'à 100.000 euros de la part des grands-parents, parents, oncles, tantes, frères et sœurs, tous les six ans.
  • Poursuivre la baisse des impôts de production financée à hauteur des économies sur les dépenses réalisées pour que ces baisses soient réellement pérennes.
  • Aider l’investissement de proximité en créant un crédit d’impôt de 50% pour que les habitants des communes de moins de 20 000 habitants puissent investir un maximum de 20 000 euros en action ou en prêt aux entreprises locales sur cinq ans minimum.
  • Accroître la part de la protection sociale financée par l’impôt pour répondre à l’universalisation de nombreuses prestations sociales et renforcer l’acceptabilité de la Sécurité sociale.
  • Concernant l’IFI (Impôt sur la fortune immobilière), évaluer une exonération à 50% de la résidence principale à la suite de l’explosion des prix de l’immobilier.

Des finances publiques assainies et maîtrisées

  • Mener un audit du « quoiqu’il en coûte » afin de supprimer les dépenses publiques inefficaces. La baisse des dépenses publiques est un préalable à toute réforme de la fiscalité pour ne pas creuser encore plus la dette abyssale laissée par le gouvernement. L’objectif est de la ramener la dette à 100% du PIB en 10 ans.
  • Réaliser 45 milliards d’euros d’économies grâce à ces réformes et percevoir 15 milliards d’euros de recettes supplémentaires par la privatisation d’entreprises concurrentielles dans lesquelles l’État n’a pas vocation à être un actionnaire minoritaire.
  • Repenser la règle des 3% de déficit public au niveau communautaire en sortant les dépenses liées à la défense et à la transition énergétique afin de combiner bonne gestion des finances publiques et capacité à réaliser des investissements d’avenir.